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Quatre siècles après Shakespeare, les flèches de Cupidon ont un goût amer

L’auteure française Pauline Sales relit «Le Songe d’une nuit d’été» à l’ère de la famille recomposée.

Les rejetons d’une première union ne peuvent considérer le second mariage de leurs parents qu’avec le recul du second degré.
Les rejetons d’une première union ne peuvent considérer le second mariage de leurs parents qu’avec le recul du second degré.
ELIZABETH CARECCHIO

«C’est le mariage de mon père, mais pas de ma mère. C’est le mariage de nos parents, mais nous ne sommes pas frère et sœur», chantonnent avec dépit Tine (Olivia Chatain) et Robin (Julien Gaspar) sur un coin de gazon synthétique. En quelques mots, voilà posé le contexte de ce Cupidon est malade qui inaugure les créations d’Am Stram Gram pour la saison 14-15. Dans un esprit à la fois débridé (dans l’écriture) et rigoureux (dans la structure), Pauline Sales y actualise la comédie shakespearienne Le Songe d’une nuit d’été en tendant le relais de la modernisation au metteur en scène Jean Bellorini (qui rafraîchit l’œil et l’oreille d’un public ciblé «dès 8 ans»).

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