Passer au contenu principal

«Le procès du siècle», classique et brillant

Une spécialiste de l’Holocauste affronte un universitaire qui la met au défi de prouver l’existence de la Shoah

Rachel Weisz combat le négationnisme.
Rachel Weisz combat le négationnisme.
DR

Négationnisme est un terme moderne. Il se définit comme un déni de faits historiques, et cela malgré les preuves qui en attestent. Créé en 1987 par un historien, il désigne la négation de la Shoah, c’est-à-dire l’affirmation que les chambres à gaz n’ont jamais existé, pas plus que l’intention d’exterminer le peuple juif.

Comme l’indique son titre, Le procès du siècle(Denial) reconstitue, d’après des faits réels, le procès qui opposa Deborah Lipstadt (Rachel Weisz), spécialiste de la mémoire de l’Holocauste, à David Irving, universitaire extrémiste qui la mit au défi de prouver l’existence de la Shoah. Le classicisme du genre, le réalisateur Mick Jackson ne cherche pas à le contourner. Le film se déroule sans encombre, fait confiance à son sujet comme aux comédiens chargés de l’incarner (Timothy Spall, à contre-emploi, dans le rôle du méchant réac) et n’essaie jamais de se montrer supérieur à ce qu’il raconte. Et cela même s’il repose sur un faux suspense, ce qui n’occulte nullement sa portée.

L’image s’efface pourtant devant la puissance du verbe, et en cela, Le procès du siècle, avec sa texture de téléfilm ou d’œuvre d’auteur qui saura s’exporter, ne se livre jamais à une relecture, ni même à une lecture, de ce qu’il raconte. C’est à la fois paresseux et rassurant. Mais aussi brillant et nécessaire.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.