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Une porte dérobée livre ses secrets à la rue Saint-Léger

La récolte des fouilles 2019 est copieuse. Tour de piste avec l’archéologue cantonal, Jean Terrier.

Le réseau de galeries de contre-mines, qui courait sous les fortifications au XVIIe et XVIIIe siècles et permettait aux soldats genevois d'espionner l'ennemi, mesurait 7 kilomètres.
Le réseau de galeries de contre-mines, qui courait sous les fortifications au XVIIe et XVIIIe siècles et permettait aux soldats genevois d'espionner l'ennemi, mesurait 7 kilomètres.
Magali Girardin

Il n’y a pas plus surprenant que les archéologues. Leurs travaux méticuleux avancent dans l’ombre pendant des mois, la terre sur laquelle ils se penchent semble en jachère, et puis un jour… ils font parler le passé. Ce qui n’était qu’un lit de galets à Bernex devient une voie romaine parallèle à la route de Chancy; une empreinte dans les soubassements du Conservatoire de la place Neuve révèle la présence d’une guérite en bois aujourd’hui disparue; la trace d’une ouverture dans un mur à la rue Saint-Léger, désormais bouchée, évente le mystère d’une porte dérobée.

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