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A Pitoëff, Latifa Djerbi s’engage à «défrustrer» les Genevoises d’ici la fin de l’année

La compagnie Les Faiseurs de rêves occupe le plateau six semaines durant, le temps d’une création.

Après Jérôme Richer, avant Eric Salama, Latifa Djerbi et sa troupe effectuent l’une des quatre résidences annuelles à Pitoëff.
Après Jérôme Richer, avant Eric Salama, Latifa Djerbi et sa troupe effectuent l’une des quatre résidences annuelles à Pitoëff.
DR

L’auteure et comédienne Latifa Djerbi s’est installée pour la première fois lundi dans un Théâtre Pitoëff au fonctionnement entièrement repensé. A l’initiative de Sami Kanaan, le plateau sis à l’étage de la salle communale de Plainpalais n’héberge plus, depuis la rentrée de 2019, une même compagnie sur trois saisons — comme ce fut le cas récemment avec l’Utopia d’Eric Devanthéry —, mais se voit confiée à une troupe genevoise le temps d’y monter sa création, soit pour une durée de six semaines au maximum. Le Service culturel entend en effet «favoriser la diversité locale dans le domaine du théâtre et des arts du récit» en élevant le nombre des bénéficiaires à quatre par année.

Sur les talons de Jérôme Richer, premier amphitryon des lieux avec «Cœur minéral» en octobre, Latifa Djerbi est la deuxième à profiter de l’enviable écrin. C’est que la commission chapeautée par la conseillère culturelle Coré Cathoud tient à respecter une parité de genre en alternant celui des résidents. Aussi, début, janvier, Eric Salama sera le troisième hôte de l’infrastructure.

«Au terme d’une résidence d’écriture au Théâtre Benno Besson d’Yverdon, en mars dernier, mon administratrice m’a informée de la mise au concours pour cette résidence, de création cette fois, à Pitoëff», récapitule l’intéressée, enthousiaste à l’idée d’expérimenter un projet pilote qui encourage la diversité, mais permet aussi un temps de programmation long. «C’est chez toi, voici les clés, à toi et ton équipe de faire vivre cet espace jusqu’au 29 décembre», lui a-t-on lancé hier à son arrivée, après deux semaines de répétitions dans un autre lieu. Qu’un artiste anime un théâtre pendant presque un mois de représentations exige un engagement certain: entre les ateliers, le bar et l’ambiance que saura sans nul doute instaurer sa pièce, Latifa Djerbi se dit confiante de ménager «un chez soi pour toutes les personnes seules et frustrées qui viendraient pour Noël!» «Frustrée!» étant précisément le titre donné, non sans ironie, à une vaste «opération de dé-frustration collective», suite à laquelle on devrait pouvoir se libérer «du joug des modèles standardisés de féminité», assure la créatrice à deux semaines de sa première. On ira vérifier sur pièce!

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