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Pietra, la «femme qui danse»

L’étoile du Ballet de l’Opéra national de Paris Marie-Claude Pietragalla se produit ce soir au Théâtre du Léman.

Marie-Claude Pietragalla, singulière plurielle. Aristocrate côté face, dans ce regard et cette grâce qui font la danseuse; et démocrate côté pile, dans sa volonté de s’accorder au diapason populaire. Son slogan du moment: «Liberté».?
Marie-Claude Pietragalla, singulière plurielle. Aristocrate côté face, dans ce regard et cette grâce qui font la danseuse; et démocrate côté pile, dans sa volonté de s’accorder au diapason populaire. Son slogan du moment: «Liberté».?
PIERRE ABENSUR

Racée, c’est le moins que l’on puisse dire. Effilée comme une illustration de mode, résolue comme une tigresse qui feule, Marie-Claude Pietragalla condense à elle seule l’idée de la danse aux yeux du grand public. Il est vrai qu’elle a bondi sur les plus prestigieuses scènes de la planète, de l’Opéra de Paris au Metroplitan, de la Scala au Bolchoï. Qu’elle s’est contorsionnée sous la direction des plus immortelles légendes de la chorégraphie néoclassique, de George Balanchine à William Forsythe, en passant par Béjart. Son immense expérience fait d’elle par excellence l’ambassadrice de Terpsichore – jusque sur les plateaux télévisés. A la veille de la représentation genevoise qu’elle donne de son show M & Mme Rêve, elle suspend son vol et nous parle d’elle.

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