Philippe Cohen reste à la barre du Ballet du Grand Théâtre

DanseLa compagnie danse ce mois-ci à Chêne et Genève.

Répétition de la création de Natalia Horecna «Return to Nothingness», au programme du Ballet du 28 juin au 4 juillet à l’Opéra des Nations.

Répétition de la création de Natalia Horecna «Return to Nothingness», au programme du Ballet du 28 juin au 4 juillet à l’Opéra des Nations. Image: Grégory Batardon /GTG

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Quinze ans déjà que Philippe Cohen (photo ci-dessous) dirige le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Âgé de 50 ans en 2003, il a atteint récemment l’âge habituel de la retraite. Sous la direction de Jean-Marie Blanchard, puis de Tobias Richter, Philippe Cohen a conduit la barque du Ballet avec sûreté et intelligence. L’intérêt du public pour la troupe genevoise n’a cessé de croître depuis son entrée en fonction. Il répond à quelques questions dans son bureau provisoire du 8, avenue de Sainte-Clotilde. À l’étage en dessous, le Ballet répète ses dernières chorégraphies.

«Je reste au Grand Théâtre. Pour mon plus grand bonheur»

Philippe Cohen, pensez-vous goûter prochainement aux joies de la retraite?

Pas du tout. Je reste au Grand Théâtre. Pour mon plus grand bonheur, la fondation a accepté que je continue à diriger le Ballet après l’entrée en fonction d’Aviel Cahn en juillet 2019. Le futur directeur est tout à fait d’accord et j’espère que notre collaboration sera fructueuse. C’est un homme de 44 ans, avec de l’intérêt pour ce qui est contemporain. Ce sera très intéressant de travailler avec lui. Je m’en réjouis d’avance.

Quel directeur Tobias Richter a-t-il été pour vous?

Je ne peux que le remercier pour le grand soutien qu’il a apporté au Ballet. Il m’a toujours donné les moyens de réaliser des programmes de danse selon mes vœux. Il a permis par exemple que la compagnie puisse donner chaque saison une série de représentations avec accompagnement musical joué sur scène. Pour la saison prochaine, qui sera sa dernière à la tête du Grand Théâtre, il a suggéré un riche programme de danse illustrant les différentes facettes de la compagnie et capable de répondre aux goûts les plus diversifiés du public.

Quel sera ce programme de danse 2018-2019?

Il y aura quatre rendez-vous, ce qui est exceptionnel, dont deux avec le Ballet. J’ai confié le premier au chorégraphe français d’origine algérienne Abou Lagraa, qui a été mon élève au Conservatoire de Lyon. Pour «Wahada», sa première collaboration à Genève, je l’ai orienté vers la «Messe en ut mineur» de Mozart. On connaissait «Mozart l’Égyptien» (ndlr: en 1998, un disque du compositeur Hugues de Courson), en novembre 2018 on découvrira «Mozart l’Algérien»! Dans son autre programme, à la fin de mars 2019, la compagnie dansera des pièces de Jiri Kylian et d’Andonis Foniadakis, sous le titre «Entre réel et illusion théâtrale».

Quelles seront les compagnies invitées?

J’y viens. Ce sera, à la fin de février 2019, la troupe de flamenco de Sara Baras, qui a fait un tabac l’hiver dernier à l’Opéra des Nations. La seconde compagnie, en juin 2019, sera le Jacobson Ballet de Saint-Pétersbourg, avec une splendide «Belle au bois dormant» remontée par Jean-Guillaume Bart, d’après Marius Petipa. Ces quatre spectacles seront le cadeau de départ de Tobias Richter au public genevois.

Plus près de nous, quelles sont les prochaines occasions de voir danser le Ballet?

Jeudi 14 juin, la compagnie répond à une invitation de la Commune de Chêne-Bougeries. Nous présenterons dans la salle communale une unique représentation de «Premiers pas», un titre qui fait référence à quatre des sept chorégraphes de la soirée. À l’exception d’Andonis Foniadakis, Sidi Larbi Cherkaoui et Ken Ossola, dont nous reprendrons des extraits de pièces, tous sont des danseurs de la compagnie. Cette invitation nous fournit l’occasion de renouer avec les soirées de danseurs chorégraphes que le Ballet organisait il y a quelques années. Ces jeunes espoirs sont Nathanaël Marie, Geoffrey van Dyck, Simone Repele et Sasha Riva.

Il y a aussi un dernier programme de la saison à l’Opéra des Nations, non?

Oui, du 28 juillet au 4 juillet, deux chorégraphes de mon choix, Andrew Skeels et Natalia Horecna, composeront la soirée «Vertige romantique», sur des musiques de Tchaïkosvski, Schumann et Schubert. Une cantatrice, deux pianistes, une violoniste et un violoncelliste seront sur scène.

Ballet du Grand Théâtre «Premiers pas», salle communale de Chêne-Bougeries, jeudi 14 juin à 20 h 30, rés. mairie de Chêne-Bougeries et Service culturel Migros. Représentations «Vertige romantique» à l’Opéra de Nations du 28 juin au 4 juillet. www.geneveopera.ch

Créé: 11.06.2018, 17h08

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