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Patrick Mohr signe la partie genevoise du centenaire de la Grève générale

A Olten, chaque canton intervient dans une évocation de la Grève générale déclarée par le comité d’Olten en 1918.

L’un des tableaux du spectacle commencé le 16 août à Olten, joué par des comédiens amateurs du canton de Soleure.
L’un des tableaux du spectacle commencé le 16 août à Olten, joué par des comédiens amateurs du canton de Soleure.
DR

Deux noms bien connus des spectateurs de théâtre genevois sont au générique du spectacle «1918.CH - 100 ans de la Grève générale»: Mathieu Menghini et Patrick Mohr. Le premier, ancien directeur de Forum Meyrin, s’est chargé de la dramaturgie de cette fresque historique donnée sur les lieux même où les cheminots se sont mis en grève le 12 novembre 1918. Le second est Patrick Mohr, du Théâtre Spirale, auquel il incombe de faire intervenir une vingtaine de comédiens amateurs venus de Genève, pendant quelques minutes lors des représentations des 8 et 9 septembre.

«Cette grève est un événement national dont je ne soupçonnais pas l’importance», confie Patrick Mohr. «J’ai choisi d’y participer avec des gens venus à Genève de différentes parties du monde: Erythrée, Afrique de l’Ouest, Turquie, Philippines etc. Nous avons réfléchi ensemble sur le sens de la revendication et de la lutte. Selon d’où l’on vient et où l’on est, pourquoi et comment manifeste-t-on? Notre participation ne durera que quelques minutes. Elle sera très physique, percussive et chorale, dans les langues des diasporas représentées dans notre canton.»

Cette séquence s’inscrit deux soirs de septembre dans le spectacle tel qu’il est donné depuis le 16 août à Olten. La plupart des cantons participent de la même manière à l’événement, faisant de chaque représentation ou presque, une création différente de la précédente. C’est la metteuse en scène Liliana Heimberg, de Zurich, qui conduit le projet, avec l’aide de plusieurs collaborateurs dont le Genevois Mathieu Menghini. Celui-ci a contribué à replacer cette grève centenaire dans le climat social de 1918, en partant du point de vue de ceux qui l’ont faite. Ouvriers, cheminots, employés de différents secteurs, leaders syndicaux furent à la fois les perdants et les gagnants de ce vaste mouvement. Perdants car les grévistes cédèrent devant la force. Gagnants car de leurs revendications germèrent des acquis sociaux importants et la recherche du consensus.

Détails surhttps://1918.ch/fr/

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