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Patrick Allenbach est parti sans faire de bruit

Dynamiteur rock’n’roll de la TV romande dans les années 80, rattrapé par ses démons à l’heure de sa retraite, le producteur est mort jeudi. Il avait 74 ans.

Patrick Allenbach avait 74 ans.
Patrick Allenbach avait 74 ans.
DR

Pendant longtemps à la Télévision Suisse romande il fut le roi du charivari, l’amoureux des décibels et de rock plus ou moins hard dont il tartinait les samedis après-midi des jeunes années 80, sur une chaîne publique qui voyait en lui — à raison — l’histrion adéquat pour séduire un nouveau et «chébran» public. Pour une génération de jeunes romands téléphages, Patrick Allenbach fut ce grand copain rigolard avec un gros accent mi-genevois mi-Philippe Manœuvre, qui tendait le micro à Deep Purple et faisait des grimaces à la caméra.

Et puis le boucan s’est tu. Les dernières nouvelles de l’agitateur soft dataient de novembre 2012, lors d’un procès au terme duquel le Franco-Suisse avait été condamné à trois ans de prison avec sursis pour avoir abusé de son prestige envers quatre adolescents. Il avait reconnu les faits d’abus sexuels, s’était excusé auprès de ses victimes. Mais l’image débonnaire de l’animateur et producteur était ternie. Il est mort la semaine dernière à Sergy, en France voisine. En toute discrétion.

Une ribambelle d’émissions

La RTS n’a fait aucune communication sur la mort de cette ancienne figure de ses ondes. «Mais elle le fait rarement dans le cas de producteurs indépendants et extérieurs à l’entreprise, rappelle Christophe Minder, chargé de communication. De plus, il n’avait plus été à l’antenne depuis des décennies.»

De fait, Patrick Allenbach avait additionné ses talents dans une ribambelle d’émissions depuis 1967, qu’il produisait toujours mais n’animait que parfois: «Les Canards sauvages», «Rock & Belles Oreilles», «Pirate TV», «Le Montreux Jazz Festival et ses grands rendez-vous», «Perockstroïka», «Pince-moi j’hallucine», «TV à la carte», «Garage» et «Musicomax», sa dernière réalisation pour la RTS. Mais c’est au volant de «Juke Box Heroes», en compagnie de son compère Yves «Docteur Minestrone» Ménestrier, qu’il avait acquis une notoriété durable, pour ses sujets bien dans leur époque, sa coolitude narquoise et sa passion musicale donnée en partage. Qu’elle reste attachée à son souvenir.

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