Omar Robert Hamilton donne chair à la révolution égyptienne

FIFDHLe premier roman de l’écrivain et vidéaste, «La ville gagne toujours», sort en français à l’occasion du 16e Festival du film et forum international sur les droits humains.

Omar Robert Hamilton.

Omar Robert Hamilton. Image: DR

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Le Printemps arabe, Omar Robert Hamilton l’a vécu de l’intérieur, dans ses tripes et au cœur de l’Égypte de ses origines. En 2011, alors que la jeunesse égyptienne descend dans la rue pour protester contre Moubarak et son régime gangrené par la corruption, Hamilton, qui a grandi à Londres, gagne Le Caire.

Rapidement, il participe à la création du collectif Mosireen et, avec ses collègues, documente manifestations, mouvements de lutte, viols et exactions policières. Il diffuse textes, photos et vidéos pour faire connaître à tous ce qui se passe en Égypte lors de ce Printemps arabe qui tournera court.

Un excellent premier roman

Aujourd’hui, Omar Robert Hamilton a fait de ce combat une fiction, La ville gagne toujours, un excellent premier roman qui brosse d’émouvants portraits de ces jeunes Égyptiens engagés pour défendre leurs convictions et leurs libertés, qu’ils se nomment Mariam, Khalil ou Hafez.

Leur ferveur s'illustre au chevet des blessés et des mourants, au seuil des prisons où ils travaillent à la libération des gens détenus arbitrairement et - ce qui n'est pas une mince affaire - dans la recherche et la diffusion d'informations. Bien sûr, Omar Robert Hamilton, ses expériences et sa personnalité, ne sont pas très loin de celles de ces jeunes gens idéalistes et braves.

Version française "vernie" à Genève

La version française de La ville gagne toujours, publiée chez Gallimard en partenariat avec le FIFDH, sort à l’occasion de ce 16e Festival du film et forum international sur les droits humains. Le roman, édité en anglais l'an dernier sous le titre The city always wins, à remporté un vif succès. Omar Robert Hamilton, qui vit entre Le Caire et New York, avant d'être romancier, a publié de nombreux articles dans The Guardian et The London Review of Books. Il a aussi fondé le Festival de Littérature de Ramallah.

L'écrivain et réalisateur est à Genève ce week end pour le FIFDH. Il se prêtera à une discussion autour de son ouvrage suivi d’une séance de signatures, dimanche 11 mars, à 15 heures à l'Espace Pitoëff.

Créé: 07.03.2018, 17h08

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