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Une nature morte pour la fin du web

Au Commun, le festival Mapping expose «Memento Vastum», peinture à l'huile de Julien Boily, allégorie des vanités numériques.

«Memento Vastum», huile du peintre québécois Julien Boily, actuellement exposée au Commun dans le cadre du festival Mapping.
«Memento Vastum», huile du peintre québécois Julien Boily, actuellement exposée au Commun dans le cadre du festival Mapping.
DR

Visible jusqu’au 2 juin au Commun dans le cadre du festival Mapping, l’exposition «the dead web – la fin» présente parmi diverses installations contemporaines une œuvre d’apparence plus traditionnelle.

Une peinture à l’huile dans le monde des arts numériques? Signé Julien Boily, artiste québécois, la toile est intitulée «Memento Vastum», en référence au memento mori. Ainsi que le rappelle la célèbre locution latine, s’il ne faut pas oublier qu’on meurt tous un jour, la nouvelle mise en garde de Julien Boily ajoute: gardons en tête le vastum, le déchet. Le déchet. Ce peut-être le web, ou ce qu’il contient. Ce qu’il laisserait après sa disparition?

Plastiques et obsolescence programmée

La fin imaginée de la Toile, telle est le thème de l’exposition, que Julien Boily traite en faisant référence à la nature morte: Une démarche que Julien Boily mèene depuis 2009. «À l’époque, je me suis remémoré les fonctions de ce genre pictural, son aspect moral notamment: on nous y exposait les activités futiles de l’expérience humaine tel que la bonne chère, les divertissements, la guerre, en rappelant toujours l’idée de la mort, comme un avertissement, un rappel du temps qui nous est compté.»

La nature morte permettait également de démontrer la dextérité du peintre à rendre divers matériaux et textures, le verre, le tissu, les fruits, les métaux. «Je me suis alors demandé quels seraient les matériaux représentant mon époque.» Les plastiques et autres dérivés du pétrole se sont imposés à Julien Boily, qui a cherché, en particulier, des objets constitués de plusieurs types de plastiques. «Les appareils électroniques correspondaient à ce critère en plus d’être eux aussi très représentatifs de notre ère. Ce qui m’a amené à aborder la notion d’obsolescence programmée en représentant des appareils conçus pour être éphémères, mais avec une technique, la peinture à l’huile, qui fixe les images dans le temps.»

«The dead web – la fin» jusqu’au di 2 juin, 11 h-18 h, Le Commun, rue des Bains 28. Infos: mappingfestival.com

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