Passer au contenu principal

Xavier Michel gratte autant le papier de ses carnets que les cordes de sa guitare

Moitié du groupe Aliose, le troubadour romand se réalise à travers l’écriture sous toutes ses formes. Il sort «Tu liras sur mes murs», recueil poétique.

Xavier Michel sous le ciel torturé d'un matin de septembre aux Bains des Pâquis.
Xavier Michel sous le ciel torturé d'un matin de septembre aux Bains des Pâquis.
Laurent Guiraud

La tête sans doute perdue dans les nuages, Xavier Michel n’a pas suffisamment regardé le ciel torturé avant de sortir de chez lui. Le vent puissant malmène sa chemise légère et menace de le déshabiller en ce matin où les Bains des Pâquis genevois prennent des airs de bord de mer.

Le shooting photo terminé, l’auteur-compositeur-interprète – «mais pas écrivain, oh non, ce serait trop pompeux» – se réchauffe les mains en les collant à son renversé. Il vient de sortir son premier recueil de poèmes, «Tu liras sur mes murs» (Éd. Slatkine), et doit s’astreindre à l’exercice de parler de lui sans se cacher derrière un violoncelle, une batterie, une guitare, sa chérie ou encore de l’encre. «J’ai l’impression d’avoir toujours écrit. C’est un besoin viscéral, permanent. Et comme je garde absolument tout, je suis retombé récemment sur des textes de préado…» Le timide gamin de Veyrier aimait beaucoup s’évader avec un bouquin ou un stylo mais, paradoxalement, passait aussi beaucoup de temps balle au pied. «J’ai très longtemps adoré le football. J’y joue encore avec des potes le mardi quand je suis dans le coin, mais je ne suis plus trop les matches du championnat suisse.» Un solitaire sociable se cacherait-il sous cette chevelure sans cesse décoiffée par sa main? «Je ne sais pas trop. Alizé (ndlr: Alizé Oswald, l’autre moitié d’Aliose, sa muse, son épouse) dit que je suis sauvage. Ça me va!»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.