Vernier sur Rock, droit sur le rap

Concerts Avec Kalash, la 33e édition tient son événement «jeune», mais le rock n’a pas dit son dernier mot.

<b><?EM-dummyText Texte gras ?></b>Kalash, 29 ans, idole d’un public jeune en quête de nouveaux sons, en vedette à la salle des fêtes du Lignon, samedi.

Kalash, 29 ans, idole d’un public jeune en quête de nouveaux sons, en vedette à la salle des fêtes du Lignon, samedi. Image: DR

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Vernier sur Rock lorgne de plus en plus le rap. Si les anciens du festival voyaient ça! Pour sa 33e édition, du 12 au 14 octobre, la manifestation verniolane propose le rebondissant Kalash, 29 ans, idole d’un public jeune en quête de nouveaux sons, de nouvelles icônes, de nouveaux discours aussi. Kalash, à ne pas confondre avec le groupe homonyme des années 2000, c’est cet Antillais de Strasbourg, chanteur plus que rappeur à vrai dire, qui fait des rimes en créole. Ecoutez Kaos, son album paru en 2016. Si Kalash parle de l’amour et des mauvais garçons, des voitures de police dotées de poétiques gyrophares – «J’en ai vu de toutes les couleurs, surtout des rouges et des bleues» dit la chanson – le rythme reste chaloupé et le ton doucement animé. Kalash sera la grande vedette de Vernier sur Rock, samedi à la salle des fêtes du Lignon.

Comment cela, il y a encore du rock à Vernier? Ludwig Van 88 en ouverture ce jeudi, je veux bien, c’est du rock: punk rigolard ressorti des placards, remugle des années 80, sympathique mais éculé. Ce qui n’est pas encore le cas, en revanche, du reggae: Dub Inc, Taïro, ceux-là devraient faire carton plein vendredi.

Social et culture

Mais on allait oublier les anciens… Ceux qui, il y a quinze, vingt ans, virent passer ici même Nick Cave, Slayer, la Mano Negra, Bashung et Radiohead. Autant d’artistes qui ne sont plus à la portée du festival, en termes financiers du moins. «Mais je rêve de voir Nick Cave rejouer ici!» Qui donc ose dire cela? Le fondateur du festival lui-même, Jacques-André Vulliet, actuel président de l’association Vernier sur Rock.

Jacques-André, il faudrait un livre pour raconter son aventure, sur la manière dont il a mené ce festival si particulier en ce qu’il lie culture – les concerts – et social – des jeunes en rupture que l’on invite à travailler, à œuvrer pour la bonne marche de la manifestation. «Et le paradoxe persiste, qui consiste à vendre des bières pour payer des éducateurs», relève, non sans ironie, le fondateur. Retiré de l’affaire depuis des années, Jacques-André Vulliet, depuis peu, est revenu.

«Si j’ai accepté qu’on vienne chercher un vieux briscard comme moi, 64 ans bientôt, c’est que Vernier sur Rock reste un beau projet, lequel partait un peu à vau-l’eau.» On sait les déboires vécus par le festival, plusieurs années de disette, durant lesquelles les concerts se sont exilés hors des murs de la salle des fêtes du Lignon. Et que dire de cette année sans édition, en 2008, quand on disait que tout était fini… Partenaires, sponsors, réseau social: il fallait tout revoir, tout ranimer, explique Jacques-André Vulliet. «Un bon outil de travail social ne peut se passer d’une programmation de qualité. Le festival s’adapte, suit les tendances nouvelles, tout en développant l’aide à la création, avec les tremplins musicaux. Comité et professionnels ont été remplacés par une nouvelle équipe. Des outils de gestion ont été mis en place. Et tous nos comptes, comme nos rapports d’activité, sont accessibles aux conseillers municipaux de la commune. Pour gagner la confiance, rien de tel que la transparence.»

Pérenniser le festival

Vernier sur Rock, avec son budget de 500 000 francs, dont 65% de subventions versées par la Commune de Vernier et le Canton, sait qu’il devra demander plus encore. «Nous avons quatre objectifs, expose Jacques-André Vulliet: améliorer encore le volet culturel, travailler également sur un nouveau mode de consommation, en mettant en place une sorte de nuit libre qui pourrait mener les festivaliers jusqu’au petit matin entre concerts, cinéma et danse par exemple. Par ailleurs, il est nécessaire de développer les partenariats afin de garantir sur toute l’année l’accompagnement des jeunes en rupture. Enfin, il faut pérenniser les finances du festival.» Et quand tout ira bien, le fondateur de Vernier sur Rock pourra passer la main, dit-il. «Je plaide pour l’intelligence collective», ajoute encore Jacques-André Vulliet. Conclusion provisoire. Dans l’immédiat, Vernier sur Rock doit faire le plein pour sa 33e édition.

Vernier sur Rock 2017 Du jeudi 12 au samedi 14 octobre, salle des fêtes du Lignon

(TDG)

Créé: 13.10.2017, 09h35

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