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Trois chœurs dans les Balkans, un orchestre oriental pour lui donner la réplique

Samedi et dimanche, l’Alhambra accueille Anges de Montbrillant et compagnie, sous la direction de Nabila Schwab.

Les Anges de Montbrillant, plus ancien des trois chœurs genevois dirigés par Nabila Schwab (au premier plan à guauhe de l'image).
Les Anges de Montbrillant, plus ancien des trois chœurs genevois dirigés par Nabila Schwab (au premier plan à guauhe de l'image).
DR

Les Anges de Montbrillant, les Voix d’Aoédé, le Chœur Artichaut. Cinquante-sept choristes en tout, dirigées au doigt et à l’œil par Nabila Schwab, musicienne genevoise dont on connaît fort bien les inspirations balkaniques. Ces chorales, elle les a fondées, et y travaille depuis un quart de siècle déjà. Cette fois-ci, toutefois, il y aura sur scène également un orchestre: Maurice K., anciennement Maurice Klezmer. Fameuse bande de solistes experts en clarinette, basson et violon, issus du très prisé Conservatoire de Genève. Des jeunes gens, qu’on a vus il y a quelques années encore jouant les chiens fous pour chauffer les danseurs dans les bars alternatifs de la ville. Maurice a-t-il depuis rajusté son col? À vérifier. Mais si le quintet n’a gardé que le «K» de ses premières obsessions musicales, c’est que le klezmer côtoie désormais un Orient plus lointain, Égyptien notamment.

A l'école de la danse et des masques

Quant à Nabila Schwab, c’est à l’école du spectacle total – théâtre, musique, danse et masques – que la Genevoise est arrivée dans les arts. Enfant, elle a travaillé notamment avec les Montreurs d’Images, à Genève. Avant de rejoindre le Bread & Puppet Théâtre à New York. «Lorsque, à mon retour des États-Unis dans les années 1990, j’ai retrouvé parmi les habitants de l’Îlot 13 ce côté tribu que j’avais connu au théâtre, je sortais dans la cour, avec mon accordéon. On m’a demandé de jouer à une fête, un mariage.» Une première chorale s’est formée, informelle, Les Anges de Montbrillant. «Je me suis improvisé cheffe de chœur, en autodidacte.»

Dire alors que Nabila Schwab est devenue une référence pour le chant balkanique à Genève… Ce n’est qu’à l’âge de 38 ans qu’elle officialise sa profession de musicienne: «Je suis entrée au Conservatoire. Je côtoyais des étudiants pour la plupart issus du classique. J’étais déjà mère de deux enfants.»

Des voix de Bulgarie en Arménie

Nabila Schwab persiste, visite l’est de l’Europe, travaille avec les musiciens locaux, les chanteuses Tzvetanka Varimezova et Annia Okhrimtchouk. Le corpus des chorales s’agrandit. Bulgarie, Macédoine, Bosnie rencontrent l’Ukraine puis, à l’instigation de Maurice K., l’Arménie. «Tous ces chants, se réjouit Nabila Schwab, sont autant de contes évocateurs d’un quotidien sans rien de spectaculaire mais qui, pourtant, nous touche tous.»

Pas de partitions, quelques enregistrements. Le répertoire appartient aux traditions locales. Certains thèmes sont populaires au pays, d’autres appartiennent à la marge. «La musique garde son importance. Mais pour une chorale, pour une chanteuse, pour le public, il s’agit d’aller à la rencontre de l’intime: là où se fait la vibration vocale, à la fois très intérieur et si fine.»

Chants des Balkans, Alhambra, sa 18 mai, 20 h, di 19 mai, 17 h, entrée libre, chapeau à la sortie. Infos: nabilaschwab.net

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