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OpéraTriomphe à Bucarest pour l'«Oedipe» d'Enescu

Le festival dédié au compositeur roumain s'ouvre sur une mise en scène multimédia très appréciée de son opéra «Oedipe».

En ouverture d'un festival dédié au compositeur roumain, c'est son opéra «Oedipe» qui était interprété par l'orchestre philharmonique de Londres, avec en fond, un spectacle multimédia. (IMage - dimanche 3 septembre 2017)

L'opéra «Oedipe» de George Enescu a été ovationné samedi soir à Bucarest, en ouverture d'un festival dédié au compositeur roumain. Il était habillé en spectacle multimédia et interprété par l'orchestre philharmonique de Londres.

Des projections vidéo sur écran géant ont rythmé cette tragédie lyrique sur un livret original en français d'Edmond Fleg. La première a eu lieu en 1936 à l'opéra Garnier de Paris. Le maestro russe Vladimir Jurowski et les artistes, dont le baryton français Paul Gay et la soprano roumaine Ruxandra Donose, ont été applaudis debout des minutes durant.

«L'idée de créer une atmosphère autour de la musique, sans toutefois laisser l'image prévaloir, a appartenu à Vladimir Jurowski», a déclaré à l'AFP Mihai Constantinescu, directeur exécutif du festival. «Les spectateurs ne sont pas distraits par les décors et les costumes, mais se retrouvent transportés en Grèce antique par l'utilisation de la technologie moderne», a-t-il ajouté.

Chef d'orchestre principal de la Philharmonie de Londres depuis 2007 et directeur artistique du festival, Vladimir Jurowski, 45 ans, a expliqué avoir cherché une conception innovante en «introduisant des éléments de théâtre» dans cette oeuvre qu'il considère comme «l'un des sommets de l'opéra du XXe siècle».

«Simples mais belles»

«Quand je grandissais dans l'Union soviétique communiste, on avait à la maison des disques LP d''Oedipe' en roumain. J'ai toujours voulu diriger cet opéra», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Le maestro a rendu hommage à la metteuse en scène roumaine Carmen Lidia Vidu pour les projections vidéo, «simples mais belles», qu'elle a conçues. «Le but était d'emmener le spectateur dans un voyage musical et visuel», a déclaré Carmen Lidia Vidu à l'AFP. «J'ai essayé de démythifier Enesco, de le regarder non pas comme un titan mais comme un homme qui se confesse à moi», a-t-elle ajouté.

Auteur de plusieurs symphonies, rhapsodies et sonates né en Roumanie en 1881 et mort à Paris en 1955, Enesco fut également violoniste, pianiste, chef d'orchestre et pédagogue. Plus de 3000 artistes se produiront lors de cette 23ème édition du festival portant son nom prévue jusqu'au 24 septembre.

ats

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