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Trente pianos pour la Fête de la musique, quel boucan ça fait!

La performance «Big Boxing Piano» ouvrait la 26e édition, vendredi à l’Alhambra.

Genève, le 23 juin 2017.  Fête de la musique.«Big Boxing Piano», un ensemble de 30 pianos sur la scène de l'Alhambra. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 23 juin 2017. Fête de la musique.«Big Boxing Piano», un ensemble de 30 pianos sur la scène de l'Alhambra. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 23 juin 2017.  Fête de la musique.«Big Boxing Piano», un ensemble de 30 pianos sur la scène de l'Alhambra. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 23 juin 2017. Fête de la musique.«Big Boxing Piano», un ensemble de 30 pianos sur la scène de l'Alhambra. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 23 juin 2017.  Fête de la musique.«Big Boxing Piano», un ensemble de 30 pianos sur la scène de l'Alhambra. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 23 juin 2017. Fête de la musique.«Big Boxing Piano», un ensemble de 30 pianos sur la scène de l'Alhambra. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
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Si on faisait jouer ensemble les 6000 participants de la Fête de la musique, ça donnerait quoi? Essayons déjà à trente, ça paraît plus raisonnable. Quoique… Trente pianistes, chacun son instrument, voilà ce qui attendait les mélomanes, vendredi en ouverture de la 26e édition. Le climat est à la canicule. L’Alhambra, ce soir-là, est une étuve. Du parterre aux gradins, plus une place de libre. On entend des «maman» interrogatifs, des gargouillis de tout-petits. Tendre instant de grâce, lorsque la populace, sans distinction d’âge ou de classe, se réunit au seul appel de la musique. Et alors…

Trois petites notes fragiles d’abord, trois autres encore et ainsi de suite: les trente pianos se mettent en branle. L’auditeur cherche une mélodie. En fait de musique, ici le rythme s’impose. Une pulsation tournoyante, des traits rapides sur les claviers répétés à l’envie, suggestion d’un écho infini. Et le volume sonore monte inexorablement. Et l’orchestre tonne. Et l’Alhambra résonne dans un tumulte à tout casser. A présent, les musiciens n’ont plus assez de doigts pour attaquer leurs engins, il faut y mettre les avant-bras en appuyant de tout le corps. C’est physique, c’est un sport de combat. Big Boxing Piano, une invention de Géraldine Schenkel, n’a pas volé son nom. Voilà comme une idée d’un massacre musical, parfaitement jouissif. Si bien qu’au comble du déluge et le climax atteint, le silence qui s’ensuit vibre encore de cette performance à nulle autre pareille.

On regarde son voisin de gauche, on sourit à son voisin de droite. La Fête de la musique commence sous de bons augures, avec ce qu’il faut de folie et d’humour aussi.

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