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Toujours punk, Nigel Kennedy débarque à Genève

Le violoniste au style hétéroclite se produit ce samedi à Genève avec les étudiants des HEM suisses et son amour, Bach. Interview.

Il est là. Habillé de son mythique maillot de foot de l’équipe anglaise Aston Villa un peu déchiré sur les bords, le sourire aux lèvres lorsqu’il fait tournoyer sa jolie crête. Il est là. Hurlant de plaisir devant les étudiants des Hautes Écoles de musique suisses (HEM), qu’il dirigera lors du concert Bach Reloaded, ce samedi 30 novembre à Genève et lundi 2 décembre à Lausanne. Le violoniste britannique Nigel Kennedy est comme ça, avec ses propres règles, n’hésitant pas, lors d’une répétition au Théâtre d’art moderne et contemporain (TAMCO) genevois, à distribuer des bières en proférant des gros mots pour remercier les troupes ravies de l’expérience. Et lorsqu’il se met à jouer, tous les yeux scintillent, rivés sur lui. Le travail est intense, les échanges aussi, la soirée sera longue. Il ne lâchera rien, jusqu’à servir un bon vin rouge au plus stressé, en lui caressant la tête. «Tiens, ça te fera du bien... On reprend!» L’artiste allie plaisir et rigueur, toujours avec excès et bienveillance.

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