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Le swing électrise les nuits de la ville

Le phénomène electro swing prend ses marques à Genève, où le Chat Noir se met au rythme de cette danse frénétique

«Il y a quatre mois encore, lorsque je proposais de passer cette musique, on me regardait, interloqué: l’electro swing, c’est quoi?»

L’electro swing, DJ Rouni en a fait depuis sa spécialité, son balai de sorcière pour traverser les nuits genevoises, casquette vissée sur la tête, ses bras tatoués poussant les manettes de la platine numérique. Quatre temps forts, pied au plancher, rythmes house, dance ou funk entremêlés d’instruments à l’ancienne, banjo, cuivres et batterie endiablés. Le tout couronné de ces refrains sortis du placard des années 30-40 par la grâce du remix: lorsque Ray Charles se réchauffe aux beats de Kanye West, les convives lèvent haut le doigt. Et lorsqu’Edith Piaf entonne «emporté par la foule», l’assemblée surexcitée hurle son approbation. En somme, voici que les premiers tubes variété jamais enregistrés pour faire danser rejoignent la dernière actualité.

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