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Stromae, le roi du bermuda, fait salle comble à l'Arena

Devant 8500 personnes mercredi, le grand belge a refait une fois encore son show electro chic tout plein d'Afrique, de lumières et de sentiments humains partagés.

Un jour, oui c'est certain, on élèvera une statue à l'effigie de Paul Van Haver. Pas cette chose cireuse mimant avec trop d'insistance la réalité et qu'on vient de lui présenter au musée Grévin. Mais une vraie, en bronze, qu'on pourrait mettre sur une place où croisent les trams, par exemple. Ça tiendrait tout aussi bien chez lui à Bruxelles, qu'à Paris, Rome, Marseille ou Genève, toutes ces villes du monde que le chanteur visite sans se lasser. On y verrait Stromae titubant avec ostentation, plein d'ivresse et de douleur, le cou tendu en avant pour articuler encore une fois «formidable, formidable». Stromae serait habillé d'un nœud pap', bien sûr. Et d'un bermuda.

Eternel, le bermuda. Indéboulonnable, la longue silhouette qui foule mercredi soir l'Arena devant 8500 personnes hurlantes et vagissantes. Un pur bonheur pour tous ces fans, et moins fans, voire même simples curieux, venus écluser les deux heures de show electro chic, tout plein d'Afrique, de musique house, de Brel et de pommes frites, balancé avec cette aisance désormais coutumière dont fait preuve le bonhomme. Et tout cela pour la seconde fois, c'est vrai, même pas une année après son précédent passage ici, également à guichets fermés. Sans compter cette apparition pour ainsi dire royale à Paléo cet été.

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