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Stephan Eicher (presque) revenu de l’enfer

Englué dans un combat contre son propre label, atteint dans sa santé, le chanteur suisse publie un nouveau disque de chansons originales au parfum apaisant de baume.

Benoit Peverelli

Stephan Eicher porte beau. Le cheveu s’est tissé d’argent, le visage affermi. La barbe taillée laisse pointer vers le ciel deux fins épis de moustache lustrée façon milord. Sa canne à pommeau pourrait faire déborder dans la caricature ce dandysme hors du temps… Sauf qu’elle n’est pas qu’esthétique. «Mon corps est tombé malade, j’ai du mal à m’en remettre», grimace le chanteur de 59 ans. Des douleurs de dos l’ont contraint à annuler quelques concerts au printemps dernier – il finira debout son latte macchiato et l’interview. Le temps de faire le point sur son retour discographique avec «Homeless Songs», première livraison de chansons originales depuis «L’envolée» en 2012, et d’éclairer les coulisses de ces années passées qui ont vu le Bernois plus présent que jamais sur les scènes européennes, enchaînant les relectures de son répertoire, seul entouré d’automates ou au milieu d’une fanfare (Traktorkestar). Mais sous les projecteurs, derrière le sourire offert, Eicher vivait l’enfer. C’est lui qui le dit.

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