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Stephan Eicher, une caresse pour nos oreilles

Le beau Bernois sans frontière pose ses «Homeless Songs» mélancoliques jeudi 5 décembre au Théâtre du Léman.

Stephan Eicher, chanteur bernois, 59 ans, un sacré mal de dos, une dispute avec sa maison de disques, mais toujours sa voix douce et son humour.
Stephan Eicher, chanteur bernois, 59 ans, un sacré mal de dos, une dispute avec sa maison de disques, mais toujours sa voix douce et son humour.
Benoît Peverelli

«D’avoir de l’eau dans les veines, des pensées trop saines...» Ainsi s’amène l’Eicher dernier qui, sur un air doucement valsé, porte un peu plus loin son spleen de rocker revenu de tout. Comme de lui? Surtout pas. Le Bernois d’ascendant yéniche sait trop bien ce que le public réclame. Son dandysme, son humour, son accent, son chant doux, rien de cela ne change. Mais tout s’apprécie avec plus de délicatesse encore, depuis que l’artiste a décidé de se présenter en «vieil homme maladroit que la solitude foudroie». A contempler en pied et en cap jeudi 5 décembre au Théâtre du Léman. Puis le 20 avril au même endroit.

Retrouvée la liberté que lui disputait sa maison de disques Universal, Eicher livre un seizième album en forme de résilience, «Homeless Songs» sur des paroles franco allemandes, bärndütsch en sus, beaucoup de piano et des cordes romantiques. Martin Suter prête toujours sa plume, comme Philippe Djian, rejoint par le songwriter nord-américain Dan Reeder.

Heidi Happy au vibraphone

Le tour qui s’ensuit – le combientième, on ne sait plus tant il y en a eu ces dernières années – s’annonce charmant encore une fois. Après avoir tâté du brass band en compagnie de Traktorkestar, expérimenté avec Polstergruppe, donné du duo avec Suter (au public alémanique exclusivement), Eicher opte pour un orchestre polyvalent. Ludovic Bruni aux guitares, Baptiste Germser à la basse, au cor, aux synthétiseurs, Reyn Houwehand au piano, Simon Baumann à la batterie, tandis qu’Heidi Happy, incontournable de la pop helvétique, assure vibraphone, xylophone, mandoline, violoncelle et chant.

«Je crois que vais rester dans mon lit» susurre Eicher sur son dernier disque. On pourrait aussi bien se coucher avec lui pour un petit bout d’éternité.

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«Homeless Songs Tours» Stephan Eicher, jeudi 5 décembre à 20h30, puis lundi 20 avril 2020, Théâtre du Léman, Infos: opus-one.ch

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