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«Sons interdits» et chœur géant pour le 29e festival Archipel

Pour sa dernière édition, du 26 mars au 6 avril, le directeur Marc Texier migre de Luciano Berio à Yann Robin.

L'artiste belge Cathy Van Eck dans son «Klangverordnung», oeuvre pour hauts-parleur avec aboiements, cris et autres «sons interdits par la ville». A écouter le 31 mars dans le cadre du festival Archipel.
L'artiste belge Cathy Van Eck dans son «Klangverordnung», oeuvre pour hauts-parleur avec aboiements, cris et autres «sons interdits par la ville». A écouter le 31 mars dans le cadre du festival Archipel.
DR

Engagé depuis 2006 à la tête du festival genevois de musiques contemporaine – qui préfère le terme de «musiques d’aujourd’hui» – Marc Texier achèvera son mandat sur une 29e édition à suivre du 26 mars au 6 avril. Puis le tandem Marie Jeanson et Denis Schuler prendra sa suite, cette année déjà pour une carte-blanche, avant de se livrer tout entier à l’affiche suivante.

Ferneyhough en invité de marque

Deux moments forts jalonnent ce 29e cru. L’exécution de «Coro», de Luciano Berio, le 5 avril au Victoria Hall, ainsi que la création mondiale de «Voyage vers l'espoir», opéra de l’Allemand Christian Jost, au Grand Théâtre du 30 mars au 8 avril. Inspiré par le film de Xavier Koller, l’œuvre de Jost réunira l’Orchestre de la Suisse romande et la Haute école de musique de Genève. Des étudiants à la manœuvre, également de Lausanne et même de Lugano, c’est ce qu’il fallait pour exécuter le monumental «Coro» de Berio: quarante voix et autant d'instruments - copieuse sections de cuivres et de bois, innombrables percussions, cordes, piano et orgue électrique. Achevée en 1976, cette pièce d’esprit humaniste cite aussi bien la poésie populaire que les écrits du Chilien Pablo Neruda, évoquant d’une strophe «venid a ver la sangre por las calles» (viens voir le sang dans les rues) la violence des Années de plomb qui ont marqué le compositeur italien. Particularité scénique du «Coro», chanteurs et instrumentistes se mêlent selon un plan imaginé par Berio.

Des figures historiques, Archipel en invoque d’autres encore, Luigi Nono et sa «Iontananza nostalgica utopica futura» par l’Ensemble Vide (29 mars, Arcoop). Egalement Brian Ferneyhough. A 77 ans, le chantre anglais de la Nouvelle complexité, réputé pour ses partitions d’une extrême difficulté, dispensera son savoir de pédagogue durant le festival. Tandis que l’Ensemble Contrechamps donnera notamment sa «Chute d’Icare» (3 avril, salle communale de Plainpalais).

Les aboiements de Cathy Van Eck

De la génération suivante, post années 1960, il sera question avec le compositeur français Yann Robin et son «Art of Metal III» pour électronique et clarinette, accompagné par l’OSR (27 mars, Victoria Hall). Tandis que le deuxième volet de son concerto pour violoncelle, «Quarks II», sera en création mondiale (2 avril, salle communale de Plainpalais). Compter également avec l’Anglaise Rebecca Saunders par l’Ensemble Contrechamps («Scar» le 28 mars au studio Ansermet). Quant aux jeunes compositeurs, Archipel leur réserve son «Atelier cosmopolite» (1er avril, Théâtre Pitoëff).

La carte-blanche confiée à la nouvelle direction du festival, enfin: Marie Jeanson et Denis Schuler ont préparé une grosse journée, de midi à minuit, pour donner à entendre leurs centres d’intérêts. Ainsi de la Belge Cathy Van Eck, qui a fait des cris, aboiements et autres «sons interdits» par le savoir-vivre en société un matériau original pour la composition. A découvrir le 31 mars à la salle communale de Plainpalais.

Archipel du 26 mars au 4 avril, divers lieu. Infos: archipel.org

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