« Dans le rock’n’roll, tu n’as jamais tort d’être furax »

InterviewLe chanteur du New Jersey revient avec un nouvel album et une tournée qui passera par Zurich en juillet. Rencontre à Paris avec un héros du peuple

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C’est au théâtre Marigny, à Paris, que Bruce Springsteen a réuni les journalistes, hier jeudi, pour son unique conférence de presse de ce côté-ci de l’Atlantique. Le lieu, tenu secret jusqu’au dernier moment, s’est ainsi transformé en auditorium de luxe le temps d’une écoute exclusive du nouvel album, Wrecking Ball, qui sort le 6 mars. Epaulé par Antoine de Caunes, fan de la première heure et médiateur jovial, le Boss a exigé une ambiance de discussion relax (enregistreurs bannis).

Pourquoi avoir stoppé votre fructueuse collaboration avec Brendan O’Brian, lui préférant Ron Aniello pour produire Wrecking Ball?
J’ai travaillé environ une année sur plusieurs chansons, et Ron est venu m’aider à les finir. Je me suis bien entendu avec lui et nous avons repris pas mal de morceaux sur des bases neuves. Il m’a apporté ses idées de sons différents, bien que chaque chanson soit née sur ma seule guitare folk.

Avez-vous besoin d’être en colère pour composer vos meilleures chansons?
Dans le rock’n’roll, tu ne te trompes jamais quand tu es furax. Les origines de Wrecking Ball datent de 2008, lorsque la crise a frappé les Etats-Unis. Cette déflagration a touché au cœur de l’idéal américain, dans sa conception de la communauté - ce qu’elle m’apporte et ce que je peux faire pour l’aider. Depuis la fin des années 1970, ma musique a toujours tenté de mesurer la distance entre la réalité américaine et le rêve américain. La chanson We Take Care of our Own pose la question que le reste de l’album s’efforce de résoudre: parvenons-nous à répondre aux puissances économiques en nation solidaire? La conclusion est souvent non.

Tout ce que les gens projettent sur vous, votre rôle de valeur morale, est-ce un fardeau?
C’est un fardeau épouvantable, maintenant que vous le dites. Tous les soirs dans la solitude de ma grande demeure, ça me tue! (rire) Sérieusement, non, c’est une vie bénie. Que l’on écoute ma musique, que je puisse parler avec mon public, cela m’enchante.

Retrouvez l’intégrale de l’interview dans notre édition papier du 18 février.

Créé: 17.02.2012, 21h21

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