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Le retour de la comète Harvey

De Washington DC à l’Afghanistan, la chanteuse a scruté le versant délabré du monde pour en tirer «The Hope Six Demolition Project».

PJ Harvey instaure pour chacun de ses albums, depuis ses débuts en solo il y a 20?ans, une esthétique, une imagerie différente. Après les plumes noires de «Lets England Shake», place au mur aveugle de «The Hope Six Demolition Project»
PJ Harvey instaure pour chacun de ses albums, depuis ses débuts en solo il y a 20?ans, une esthétique, une imagerie différente. Après les plumes noires de «Lets England Shake», place au mur aveugle de «The Hope Six Demolition Project»
Maria Mochnacz

Elle a longtemps voyagé. Kosovo, Afghanistan – les ruines de la guerre, un ministère public ravagé par les obus, un gamin réclamant des dollars. Washington DC, Etats-Unis – les immeubles délabrés, un quartier déshérité, misère et deal, crasse et violence. Pauvres gens, pauvre vie. Elle a écrit pour raconter ce qu’elle voyait, entendait, couché sur le papier ses états d’âme aussi – moi, femme, Britannique, nous, civilisés, Occidentaux: comment bousiller le monde pour un penny? Tandis que son compagnon de route, l’artiste reporter Steamus Murphy, photographiait et filmait, en ajoutant dans le cadre, parfois, la silhouette longiligne, osseuse, de cette elfe noire connue de tous: PJ Harvey.

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