Une radio promeut les «zicos du très grand Genève»

MusiqueCréé sur Internet, Léman Rouge diffuse 70% de production régionale.

Didier Tischler, co-créateur de la radio Leman Rouge

Didier Tischler, co-créateur de la radio Leman Rouge Image: Laurent Guiraud

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Lancée il y a une semaine sur Internet, la radio Léman Rouge prend son essor. Son créneau: la production régionale. Son fondateur, Didier Tischler Taillard, raconte.

En quoi consiste ce projet?

Cela part d’un constat: depuis la naissance des radios libres, aucune radio de cette région ne diffuse des artistes dits locaux. C’est un peu comme si les journaux faisaient l’impasse sur l’actualité locale. C’est un immense gâchis, car des choses géniales passent inaperçues. Des productions qui n’ont rien à envier à ce qui a du succès dans le monde entier.

Par exemple?

Le Genevois Julien Laurence, qui avait été finaliste de l’émission Nouvelle Star il y a quelques années. Ou encore l’Annécien Neeskens. Parmi mes coups de cœur: Jetlakes et Stevans. Il y a aussi toute une scène rap extraordinaire qui se développe entre Annecy et ici.

De là à créer une radio spécifique, était-ce bien utile?

Les radios existantes font toutes du NRJ! Elles diffusent des choses connues sous prétexte que les gens n’écoutent pas ce qu’ils ne connaissent pas. Résultat: on entend la même chose partout et les radios locales sont toutes en train de se casser la gueule…

En quoi votre radio est-elle différente?

On diffuse 70% de production régionale. On ne se cantonne pas uniquement à Genève. On étend au très Grand Genève: Ain, Haute-Savoie, Vaud. Et on se permet même quelques incursions du côté du Doubs, du Jura ou encore du reste de la Suisse romande.

Comment cela se traduit-il dans la grille des programmes?

On diffuse 24 heures sur 24, des nouveautés et des choses plus anciennes. Certains créneaux sont dédiés au métal et hard rock, d’autres au hip-hop, rap. On s’autorise un créneau de musique internationale de 22 h à 2 h du matin. Et chaque semaine, entre midi et 13 h, on passe «l’album de la semaine».

Où écouter Léman Rouge?

Via Internet, sur lemanrouge.com . A titre personnel, c’est un rêve que j’ai depuis des années, mais je me suis toujours dit que cela coûtait trop cher. Avec le webmaster Jean-Noël Leprat, on a réussi à concrétiser le projet sur le Web. Pour un investissement de départ de 1000 francs (achat du nom de domaine, logiciel, hébergeur…). On négocie aussi pour être sur Dab+, un système de radiodiffusion numérique. Derrière la radio, nous avons créé l’Association de diffusion des artistes du très Grand Genève, que chacun peut soutenir financièrement.

Ça marche?

Depuis que l’on a lancé Léman Rouge, il y a une semaine, je reçois chaque jour des mails, courriers, téléphones d’artistes locaux. Il y avait une frustration énorme, un manque. Côté auditeurs, cela fait son chemin. On récolte de nombreux soutiens sur les réseaux sociaux. (TDG)

Créé: 06.10.2015, 18h47

Dossiers

Articles en relation

Un talent annécien crève l’écran

Rencontre avec Neeskens Sur scène, Neeskens rayonne. Sa guitare en main, il entonne une de ses créations. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Des gendarmes genevois sous enquête
Plus...