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L’OSR face au choc indien

A Bombay, l’orchestre a côtoyé les élites venues l’écouter et la misère qui interroge. Récit d’un contraste

Le chef Osmo Vänskä, le violoniste Renaud Capuçon et l’OSR ont fait le plein d’ovations
Le chef Osmo Vänskä, le violoniste Renaud Capuçon et l’OSR ont fait le plein d’ovations
SURESH C. GURUSWAMY

C’est une scène qui tend à ceux qui l’observent un miroir minuscule mais saisissant. Celui d’un pays, l’Inde, dont les plis quasi infinis de la société échappent à toute tentative de synthèse. Cette scène paroxystique a lieu au Jamshed Bhabha Theatre, salle de concert sise au cœur d’un vaste complexe bordant la baie de Bombay, dont les activités sont entièrement consacrées à ce qu’on a étiqueté de «performing arts». Entre ses murs, l’Orchestre de la Suisse romande donnait, mercredi soir, le premier de ses deux concerts, pour une incursion inédite à ce jour dans le pays asiatique.

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