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«No Billag» fait trembler les musiciens genevois

Les milieux culturels sont très liés à la RTS. Ils redoutent la fin de la redevance. Tour d’horizon.

La RTS soutient de nombreux événements culturels, comme ici lors du concert de l’Orchestre de la Suisse romande au Victoria Hall.
La RTS soutient de nombreux événements culturels, comme ici lors du concert de l’Orchestre de la Suisse romande au Victoria Hall.
Pierre Albouy

Dans leur mission, telle que définie par l’article 93 de la Constitution, la radio et la télévision suisses ont pour mandat de contribuer «à la formation et au développement culturel, à la libre formation de l’opinion et au divertissement». En cherchant à supprimer la redevance finançant ces médias nationaux, les initiants de «No Billag» prennent le risque d’affaiblir un rouage important de l’aide à la culture du pays. «Ce qui me touche le plus, c’est que l’on supprimerait l’idée même de service public de la Constitution», s’enflamme Jean-Yves Cavin, directeur artistique du Cully Jazz Festival, qui s’engage avec détermination contre l’initiative. «C’est la première fois que l’on se positionne ouvertement sur une votation populaire. Nous avions hésité lors des lois sur Lavaux et sur la Loterie Romande. Nous ne l’avions pas fait. Cette initiative va tellement à l’encontre du fait de vivre en société, de considérer les centres d’intérêt de chacun, que nous avons décidé d’engager la personne morale de la manifestation. La dimension commerciale ne peut pas devenir l’unique juge d’une pertinence artistique. Et je m’y connais. Le Cully Jazz n’est basé que sur 10% de subvention: il est donc commercial à 90%.»

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