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Mai au Parc accroche la musique dans les arbres

Un chanteur aérien, un orchestre migrateur… Ce week-end, le festival a voyagé au grand air

Accroché à un arbre du parc Bernasconi, une chaise pendue à cinq mètres du sol en guise de perchoir, Jerrycan balance doucement: «I Need a rendez-vous avec vous to feel vivant…» La voix claire du chanteur genevois s’envole entre les branches, poésie délicate reprise en écho par un chœur féminin. Le public soupire d’aise, les sourires s’installent. L’herbe n’a jamais paru aussi tendre que ce vendredi soir pour cette 19e édition de Mai au Parc.

Il est 20 heures. Le petit coin de nature se transforme en jardin des délices, qu’une foule de curieux parcourt sans se presser. On grignote des confiseries indiennes glanées dans le champ au pied de la butte, entre la yourte parfumée et les stands odorants. On sirote une bière servie en haut, devant la villa Bernasconi. Il y a trois scènes en tout, des spectacles de tous acabits, des marionnettes, de la danse flamenca, un manège. Et une expo sous un chapiteau: imaginée par la Cie Les 3 Points de Suspension, Nié Qui Tamola raconte avec loufoquerie l’histoire joyeuse que n’a (hélas) jamais été la colonisation française de l’Afrique. On rit, on réfléchit. Et on remonte sur la butte, pour découvrir un orchestre étonnant. Amplifié par des trompes fixées autour de la scène, Mazalda bricole un métissage chamarré, entre le Maghreb et les Andes, guitare, batterie et synthétiseurs tricotant un groove à faire danser les moribonds.

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