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John Cale à La Bâtie, la plus violente des caresses

Tout casser, tout refaire, au risque de déplaire: ainsi va l'ancien du Velvet Underground. Retour sur son concert à l'Alhambra

Genève, le 1er septembre 2017.  Festival de la Bâtie. John Cale sur la scène de l'Alhambra.©Pierre Albouy/Tribune de Genève
Genève, le 1er septembre 2017. Festival de la Bâtie. John Cale sur la scène de l'Alhambra.©Pierre Albouy/Tribune de Genève
Genève, le 1er septembre 2017.  Festival de la Bâtie. John Cale sur la scène de l'Alhambra.©Pierre Albouy/Tribune de Genève
Genève, le 1er septembre 2017. Festival de la Bâtie. John Cale sur la scène de l'Alhambra.©Pierre Albouy/Tribune de Genève
Genève, le 1er septembre 2017.  Festival de la Bâtie. John Cale sur la scène de l'Alhambra.©Pierre Albouy/Tribune de Genève
Genève, le 1er septembre 2017. Festival de la Bâtie. John Cale sur la scène de l'Alhambra.©Pierre Albouy/Tribune de Genève
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Inconfortable. Déstabilisant. Et beau. Question de point de vue, d’autres ont détesté. Vendredi en ouverture de la 41e Bâtie, John Cale en short alternait bruitisme sauvage, rythmique industrielle et chant de baleine hurlant son désespoir. L’affaire avait de quoi dérouter. L’ancien du Velvet Underground met un point d’honneur à tout démonter, transformer, recycler. De «vieilles chansons avec de nouveaux camouflages», dit-il, assez distancié pour ne pas avoir l’air de faire de l’art.

Cale et son band, trois jeunes loups prêts à jouer n’importe quel titre du répertoire, déversent un flot de saturation, d’harmonie contrariées, matière tour à tour irritante, iridescente, soyeuse parfois, lorsque les cris glauques du maître de céans deviennent romance mélancolique. If you Were Still Around, Dirty-Ass Rock’n’Roll, Living It Up To You, You Know More Than I Know, I’m Waiting For The Man du Velvet encore et l’incontournable tube d’Elvis Presey, Heartbreak Hotel: tous méconnaissables, rendus à la folie créatrice des premiers jours, au génie artistique.

Rien de facile, à vrai dire. C’est une masse en perpétuel mouvement, une musique inquiète, violente, incarnée. Qui déborde, et tache. Mais lorsque, par hasard, riffs coupants et lambeaux de mélodies s’accordent précisément, on découvre une splendeur.

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