«Henri Death» acclamé dans un festival de metal en France

MusiqueHenri Dès & Ze Grands Gamins ont fait «pogoter» 11'000 fans de metal, dimanche dans le Morbihan, au Motocultor Festival.

Henri Dès & Ze Grands Gamins ont joué devant un parterre de 11'000 métalleux. Un public «bercé» par La Machine et la Petite Charlotte.

Henri Dès & Ze Grands Gamins ont joué devant un parterre de 11'000 métalleux. Un public «bercé» par La Machine et la Petite Charlotte. Image: © MEHDI BENKLER

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«T’es comme mon papa, Henri. Je t’aime: c’est ce que m’a dit une jeune femme de 22, 23 ans, dans mes bras et en pleurs lors de la signature qui a suivi notre concert au Motocultor Festival», raconte Henri Dès. Dimanche dernier, en fin d’après-midi, le chanteur pour enfants, accompagné de Ze Grands Gamins, avec qui il a habillé ses plus grands succès en rock, s’est produit sous le grand chapiteau d’un des plus importants festivals de metal de France, à Saint-Nolff (Morbihan). Le Romand qui chante depuis 1966 a partagé la scène avec des groupes metal de premier plan comme Sacred Reich, Decapitated, Aborted, Napalm Death ou Gronibard.

Un concert du groupe à la Maroquinerie à Paris

Tee-shirts «Henri Death»

«C’est un sentiment assez incroyable de signer pendant une heure trente des autographes à des fans avec le look metal complet: hypertatoués, arborant plein de piercings, tout de noir vêtus. L’organisation a fait imprimer des tee-shirts «Henri Death» qui se sont arrachés», détaille le chanteur. Henri Dès, c’est un phénomène en France avec 5 millions de disques vendus et 33 écoles qui portent son nom.

Le trio composé d’Henri Dès à la guitare, de son fils Pierrick Destraz, alias Mouloud Rochat, à la batterie, et de Raphaël Ortis (nom de scène: Obi-Wan Pichon), basse et guitare, a joué 16 standards: de «La machine» à «Ohé le bateau», en passant par «Les bêtises à l’école» ou «Le petit Zinzin». Mais revus à la sauce punk rock. «Les chansons sont les mêmes, c’est juste l’habillage qui change.»

Le trio déchaîne alors les 11'000 fans. «Ils criaient mon nom pour que je revienne. Mais là, pas de rappel, on avait 40 minutes tout compris. Je les voyais bien depuis la scène. Ils chantaient, criaient, dansaient en chœur», poursuit le chansonnier renanais. Henri Dès se dit très satisfait par l’expérience bretonne. «C’est un vrai plaisir de faire ça. Pour mon fils Pierrick, c’était un rêve de jouer dans un grand festival. C’est plus sa culture. À l’hôtel, il me dit: «Regarde, on dort juste à côté de Napalm Death.» Moi, les groupes qui étaient là, je ne les connais pas. Mes influences, c’est Brassens et Elvis», résume le chanteur, né Henri Louis Destraz il y a 78 ans.

Du coup, cette expérience trépidante et menée tambour battant ne l’a-t-elle pas secoué, éreinté? «C’est vrai que je suis fatigué, bien que je sois en très bonne forme. Pierrick me demandait: «Papa, ça va tu tiens le coup?» J’ai été porté par l’émotion des fans, leur énergie. Selon l’organisation, ça a été le plus gros pogo de l’édition 2019.»

Tous les médias en parlent

À noter que dans une posture totalement rock’n’roll, mais sans caprice de star, surtout sans faire exprès, Henri Dès a loupé l’avion qui le menait d’Orly à Nantes. «Du coup, je suis arrivé dimanche matin à 1h à l’hôtel. Et on a enchaîné de 14h à 16h les interviews avec la presse.» Car la présence d’Henri Dès au Motocultor, considérée comme une blague au départ, a fait un énorme buzz.

Depuis l’annonce de sa participation au cru 2019, de nombreux médias français – régionaux comme nationaux – se sont emparés de l’info. Surtout les jours qui ont précédé le set des Grands Gamins en Bretagne. Avec des titres comme «Henri Dès, star de hard rock» ou «Henri Dès fait chanter les metalleux».

Et la suite? Henri Dès se produira en solo avec sa gratte et ses inénarrables succès tous les dimanches du 24 novembre au 22 décembre, à La Grande Comédie à Paris. Et il entend bien continuer à tourner avec Ze Grands Gamins en Suisse, en France, en Belgique et pourquoi pas au Canada. «Le programmateur du Motocultor a cassé le plafond de verre en prenant le risque d’inviter un chanteur pour enfants à un festival de metal. Les producteurs étaient réticents. Là, à mon avis, ça va changer. Dans tous les cas, cette expérience était formidable. Elle m’a procuré une grande satisfaction», conclut le papa de «La petite Charlotte».

Créé: 22.08.2019, 09h06

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