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Genève pilote une vaste recherche sur l’apprentissage de la musique

Le Centre suisse des sciences affectives va explorer les effets de la pratique orchestrale auprès des enfants.

Donald Glowinski est l’initiateur de la recherche en cours.
Donald Glowinski est l’initiateur de la recherche en cours.
GEORGES CABRERA

Quels genres d’effets peut engendrer la pratique musicale orchestrale auprès des enfants? Quelles retombées sur leur développement cognitif et émotionnel? Voilà les vastes questions auxquelles se promet de répondre, à travers une étude de terrain longue et approfondie, le Centre suisse des sciences affectives, institut interfacultaire rattaché à l’Université de Genève. Ce pôle d’excellence pilote désormais un consortium scientifique incluant aussi l’Université de Gênes et l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique de Paris (Ircam). Le triumvirat s’est depuis peu investi dans cette mission, après avoir remporté un appel d’offres international lancé en 2016 par la Philharmonie de Paris-Cité de la musique.

Dans les vœux de cette dernière institution, il y a l’intention d’explorer, à travers l’étude commanditée, les dynamiques d’apprentissage qui se cachent derrière son vaste programme d’éducation musicale Demos. Mis en place depuis quelques années, ce dispositif à forte dimension sociale permet aujourd’hui d’approcher et d’intégrer, dans une trentaine d’orchestres partout en France, près de 3000 jeunes, âgés de 6 à 12 ans, tous issus de quartiers défavorisés.

Les expériences pédagogiques de ces musiciens en herbe, leurs modalités d’intégration du savoir, seront désormais scrutées, analysées et collectées par un groupe de scientifiques aguerris. «Nous avons renoncé à une approche de laboratoire, note Donald Glowinski, chercheur et pilier du projet. À l’observation par échantillons, dans un milieu contrôlé, nous avons préféré le terrain, où nous allons rencontrer un grand nombre d’enfants.» Déjà opérationnelle dans des zones d’éducation prioritaire (ZEP) des Yvelines, de la Seine-Saint-Denis et de la région lyonnaise, l’équipe procède en s’appuyant sur un dispositif et sur des protocoles qui se veulent ludiques. Applications pour téléphones portables ou recours aux iPod fixés aux articulations sont les outils principaux permettant de récolter de précieuses données qui viendront alimenter une banque de données conséquente. L’exploration se prolongera durant trois ans et, au-delà des rapports qu’elle engendrera, laissera aux enseignants actifs sur le terrain un ensemble d’outils qui devront faciliter la transmission des savoirs.

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