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Genève, le havre rêvé des cuivres

Du répertoire baroque au jazz, le Geneva Brass Festival célèbre une scintillante famille d’instruments.

Christophe Sturzenegger, fondateur du festival et membre du Geneva Brass Quintet.
Christophe Sturzenegger, fondateur du festival et membre du Geneva Brass Quintet.
GEORGES CABRERA

Tous ceux qui ont fréquenté de près les orchestres et les ensembles élargis vous le diront: la grande famille des musiciens cuivrés forme souvent une sorte de république autarcique, pourvue de ses codes, de ses affinités électives et d’un sens de la camaraderie relevant presque du rapport clanique. On dit par exemple que cette section compte dans ses rangs les plus grands bons vivants et les plus beaux blagueurs. Alors, cliché têtu colporté par le milieu? Peut-être. En attendant, cette parenté serrée parvient à générer de beaux événements musicaux, qui dépassent largement le fait orchestral auquel on rattache souvent ces instruments.

Prenez le Geneva Brass Festival. Solidement implanté dans l’agenda automnal genevois, le rendez-vous créé en 2010 célèbre tout ce que le cuivre peut dire, en enjambant les barrières entre les styles et les palissades qui séparent les communautés d’interprètes. Ici, l’horizon porte loin donc: en une poignée de jours, le mélomane peut côtoyer du répertoire baroque, puis faire un détour par le jazz et plonger enfin dans une pièce contemporaine. Ce trait distinctif, le corniste Christophe Sturzenegger – fondateur du festival et membre du Geneva Brass Quintet – le défend depuis toujours et il l’intègre plus que jamais dans l’affiche de l’édition en cours.

«Pour la première fois de notre histoire, nous allons présenter un concert dans ce temple du jazz genevois qu’est l’AMR, précise le musicien. Ce sera avec le concours jusqu’ici inédit de JazzContreBand, qui coproduit la soirée.» Au programme? Le groupe MOHS, formé notamment par le trompettiste Zacharie Ksyk et par le guitariste Erwan Valazza, dont les improvisations campent un paysage qui rappelle à la fois Philip Glass, Bon Iver et Shai Maestro (sa 12 à 20 h).

Deux autres concerts marquent encore cette cuvée: celui, très bariolé, que donne l’Orchestre de chambre de Genève (une première collaboration là encore) au Studio Ernest Ansermet, sous la direction de Philippe Bach (ve 11 à 20 h); et celui qu’anime l’ensemble l’Ondine, au parc Bertrand (di 13 à 15 h), dans un open air festif et bravache.

Geneva Brass Festival jusqu’au 13 oct. www.genevabrassfestival.ch

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