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Dans la fontaine de Paléo avec Camille

Camille a dû lutter contre des éléments qui l’ont privée d’une partie de son public sur la scène des Arches ce vendredi soir.

Ambiance pendant le concert de Camille devant la Scène des Arches, Paléo Festival vendredi 21 juillet 2017.
Ambiance pendant le concert de Camille devant la Scène des Arches, Paléo Festival vendredi 21 juillet 2017.
Anne Bichsel
L'orage menace au-dessus de Paléo, le vendredi 21 juillet.
L'orage menace au-dessus de Paléo, le vendredi 21 juillet.
JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Camille sur la scène 'Les Arches', le vendredi 21 juillet.
Camille sur la scène 'Les Arches', le vendredi 21 juillet.
Jean-Christophe Bott
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L’histoire du festival nyonnais a déjà connu des concerts torrentiels aux cieux déchaînés. Certains se souviennent de Johnny Hallyday agitant sa chevelure peroxydée dans les trombes, d’autres de Neil Young chevauchant l’orage pendant des heures. Vendredi soir, Camille a pareillement croisé le courroux de nuages noircis sur l’Asse. Sur un fond de scène sombre laissant transparaître un hypothétique ciel bleu, la chanteuse en robe azur a dû lutter contre des éléments qui l’ont privée d’une partie de son public sur la scène des Arches.

Avec, à l’entame, une Fontaine de lait mouillée de beaucoup d’eau, l’artiste ne se laissait pas décourager tentant d’arrimer la petite foule en cirés et parapluies d’un bon coup de Lasso aux allitérations enlaçantes. Dans la chamade des tambours et le soutien vocal de trois choristes danseuses, l’énergique Camille déployait dans un premier temps les charmes percussifs de son dernier album, Ouï. Même sous des hallebardes, ses rengaines médiévales comme Les loups lui ouvrent les écluses du public, lui soutirant deux danseurs pour une «bourrée à deux temps».

Mais il y a aussi des cris et du désespoir dans l’univers de la chanteuse, qui s’accommode très bien de la tempête. Crissant dans ses cordes serpentines un Too Drunk to Fuck soutiré aux punks des Dead Kennedys, elle revient ensuite aux sublimes grisailles de son deuxième album, le magnifique Le fil (de 2005 déjà!), dont elle tire le mélancolique Pâle septembre et le combatif Ta douleur. Des titres au diapason d’une météo irascible, mais qui ravissent les courageux détrempés bravant les intempéries pour acclamer cette diva bleutée, entre rires et larmes, qui méritait une audience plus fournie, mais aura pu profiter de se produire devant le carré très select de ses fans les plus imperméables, non à son art, mais à celui des nuages. Mouillés, mais heureux.

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