Le festival Archipel célèbre l’union féconde entre l’homme et la machine

ContemporainLe rendez-vous de musiques d’aujourd’hui réaffirme l’importance des intelligences artificielles dans la création musicale.

Stefano Gervasoni codirige l’Académie Archipel et ses huit jeunes compositeurs sélectionnés.

Stefano Gervasoni codirige l’Académie Archipel et ses huit jeunes compositeurs sélectionnés. Image: Zhenia Perutska Ukho Music Agency

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Comme beaucoup d’histoires, celle-ci a débuté par des balbutiements, en déployant des expérimentations prometteuses qui, vues depuis l’époque hyper-informatisée dans laquelle nous évoluons, relèvent de l’exotisme attachant. Au commencement donc, l’Américain Lejaren Hiller imagine pouvoir commander à la machine. À l’aide de quelques règles et paramètres imposés, il pilote alors le grand computer de l’Université de l’Illinois et parvient à lui faire générer une pièce pour quatuor à cordes – la première conçue par un ordinateur. C’était en 1957, à un moment où, de son côté, le Grec Iannis Xenakis interagissait lui aussi avec une machine (un super calculateur IBM) depuis Paris. De ces histoires, et d’autres encore, qui jalonnent la création musicale des XXe et XXIe siècles, le festival Archipel en parcourt quelques articulations importantes, en plaçant sa 27e édition sous une bannière programmatique on ne peut plus claire: «Ecce robo». Curieux et passionnés ne manqueront pas l’ouverture de la manifestation, le 15 mars prochain. D’entrée, ils pourront se familiariser avec deux installations conçues par le Français Arno Fabre et présentées au Musée d’art et d’histoire durant toute la durée du festival: celle d’un haut-parleur robot et, plus curieux, celle constituée par une trentaine de paires de souliers mécaniques qui joueront une partition numérique faite de piétinements, de frottements de semelles et d’autres mouvements encore.

Durant la quinzaine, d’autres événements marqueront l’affiche. Les «Salons de musique» du dimanche 18 mars proposent la traditionnelle rencontre, informelle, avec compositeurs, machines et artistes. La direction artistique de Marc Texier a conçu aussi, par association d’idées, une plongée dans le monde du cinéma, avec un ciné-concert dédié à Metropolis, chef-d’œuvre de Fritz Lang (sa 17). Ailleurs, le public pourra comme toujours se rapprocher de figures discrètes mais importantes dans le paysage de la création d’aujourd’hui. Et il retrouvera des univers musicaux de grandes figures comme Pierre Henry Karlheinz Stockhausen, Iannis Xenakis ou Stefano Gervasoni.

Festival Archipel, du 15 au 25 mars. Rens. www.archipel.org (TDG)

Créé: 15.02.2018, 19h49

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Amherd, première femme à la tête de l'armée suisse
Plus...