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Les fantaisies révélées d’Audrey Vigoureux

La pianiste établie à Genève fait ses débuts en studio avec un album bluffant de maturité, consacré à Beethoven et Bach

Audrey Vigoureux enseigne à la Haute Ecole de musique de Genève, où elle a obtenu une partie de ses diplômes. Cofondatrice du festival Les Athénéennes, elle a franchi pour la première fois les portes du monde discographique avec un album saisissant: «Quasi una fantasia».
Audrey Vigoureux enseigne à la Haute Ecole de musique de Genève, où elle a obtenu une partie de ses diplômes. Cofondatrice du festival Les Athénéennes, elle a franchi pour la première fois les portes du monde discographique avec un album saisissant: «Quasi una fantasia».
GEORGES CABRERA

Sur la table, le verre de jus à haute teneur vitaminée et la petite tasse de café passent entre ses mains en rapide succession. Le temps d’amorcer la conversation, et hop! des liquides tonifiants il ne reste que le souvenir de leur couleur sur le fond des contenants. Sans en porter la moindre marque sur ses traits, Audrey Vigoureux est une rescapée de la nuit: la fête qui annonce Les Athénéennes – festival fondé en compagnie de deux complices musiciens voilà cinq ans – s’est prolongée jusqu’à l’aube. Alors, dans le bistrot genevois où elle nous donne rendez-vous, la pianiste attablée reprend ses marques. Et elle revendique sans complexe et sans détour un goût pour la vie et une curiosité dévorante pour toutes les formes de culture, «in» ou «off». Ce qui détonne dans un milieu, le classique, où les coutumes plutôt corsetées et souvent poussiéreuses sont davantage qu’un cliché.

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