L’ensemble Contrechamps nous mène au cœur de toutes les résonances

MusiquePour la saison à venir, la formation explore les processus de création des compositeurs d’aujourd’hui.

Serge Vuille, directeur artistique de l’ensemble Contrechamps.

Serge Vuille, directeur artistique de l’ensemble Contrechamps. Image: DR

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Accoster une source sonore qui résonne et, par une subtile propriété physique, entrer en vibration avec elle, laissant des vagues imperceptibles nous envahir. Voilà l’expérience que promet d’offrir à son public l’ensemble genevois Contrechamps lors de la saison prochaine. Des «Résonances par sympathie», concert après concert, nous dit dans son intitulé simple et efficace la brochure qui accompagne les programmes de 2019-2020. Aux effets de cette formule heureuse font écho des propositions qui ne trahissent pas le pedigree de l’institution fondée par Philippe Albèra: l’avenir proche sera toujours teinté d’explorations au cœur des pulsations qu’offrent les compositeurs d’aujourd’hui et du XXe siècle.

À la tête de Contrechamps depuis une année, Serge Vuille entend ainsi prolonger l’aventure en disséquant les processus de création et les relations qui s’établissent entre public et compositeur. Un exemple? «Celui du concert du 5 novembre prochain, nous dit le directeur artistique. À cette occasion nous inviterons Christine Su Kim, une artiste charismatique et attachante, sourde de naissance, qui travaille avec les sons dans une perspective qui est nécessairement différente de ce que les auditeurs ont l’habitude de côtoyer.»

Plus tard, les passionnés ne manqueront pas la création mondiale de la compositrice Chiyoko Szlavnics, fruit d’un travail qui a déjà débuté et se prolongera durant dix-huit mois, avec des captations sonores réalisées entre les murs d’une abbaye et retravaillées par la suite. À ce projet, dévoilé dans le cadre du festival Archipel, ajoutons enfin une dernière exploration: celle de Maud Blandel, qui réinvente avec la danseuse Maya Masse les «Divertimenti» de Mozart.

Attentif à ce qui se mijote dans le périmètre local, Serge Vuille a ouvert par ailleurs les portes à quatre compositeurs genevois, établis ou très prometteurs. Les œuvres de William Blank, Michael Jarrell, Daniel Béa et du groupe post-punk Massicot, raisonneront elles aussi dans les salles de concert. Celles-ci s’afficheront par ailleurs dans une diversité encore inédite: au temple historique que constitue le Studio Ernest-Ansermet, s’ajouteront par exemple la cathédrale – pour les «Trois petites liturgies de la présence divine» de Messiaen notamment – ou la Cave 12. «Nous pensons que les lieux d’écoute doivent être mis en relation avec la nature de la musique qui est jouée», conclut Serge Vuille.

Contrechamps, tout sur la saison 2019-2020: www.contrechamps.ch

Créé: 17.06.2019, 17h37

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