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Electron traverse la nuit

L’electro excite les sens, les corps se réveillent: il y avait foule jeudi entre le Palladium et la Gravière pour l'ouverture du festival

«Bon dieu, ça commence…» Sur le bitume devant le Palladium jusqu’au sol en béton aux étages de l’Usine, c’est un déluge de pieds dégorgeant l’eau du ciel, une marée humaine frôlant le chaos dans ce marécage mêlant la pluie froide du dehors aux restants d’une soif inextinguible. Du bar à la scène, d’un bâtiment à l’autre, ils sont des milliers cette nuit-là au festival Electron à se lancer en quête de frissons sonores, d’ivresse électronique, lorsqu’ils ne cherchent pas l’extase des corps. Jeunes adultes de 20 ou 30 ans, tous au parfum du dernier DJ à ne pas manquer, les amateurs de musiques électroniques avaient rendez-vous jeudi pour une première nuit d’enfer.

Tout commence à 22 h. Presque matinal en regard des longues heures qui s’amènent. Des lumières bleues balayent l’espace scénique du Palladium: cloches, et tubulaires, cliquetis de machine et roulements de batterie, l’ensemble de percussions Eklekto dialogue avec les samples d’Etienne Jaumet. Ecoute attentive. Peu de monde cependant. Du contemporain sur le dancefloor? «Encore un peu, et je verse», soupire un gaillard sorti trop tôt de chez lui. Pourtant, du minimalisme savant servi par les musiciens classiques, on glisse doucement mais sûrement vers les rythmes de danse.

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