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Au Concours de Genève, on scrute le présent

En plaçant la composition et les percussions au centre de son programme, la compétition explore un pan du XXIe siècle.

Kaija Sariaaho préside le jury de la section de composition du Concours de Genève.
Kaija Sariaaho préside le jury de la section de composition du Concours de Genève.
MAARIT KYTÖHARJU / METROPOLITAN OPERA

C’est un alignement de planètes plutôt rare dans l’histoire du Concours de Genève, qui fête en novembre, avec sa 74e édition, ses 80 ans d’existence. En plaçant au cœur de son affiche les percussions – elles manquaient depuis dix ans – et la composition, la manifestation que dirige le secrétaire général Didier Schnorhk se tourne résolument vers le présent pour en sonder les pulsations de la création contemporaine. Les amateurs et les curieux ne manqueront donc pas de cueillir cette proposition et de se familiariser, par exemple, avec les trois jeunes compositeurs qui animeront la finale. Ils ont été retenus parmi soixante candidats venus de vingt pays, «dont seulement 17% sont des femmes, et j’aurais aimé qu’elles soient mieux représentées», se désole Didier Schnorhk. Qui sont-ils? La Japonaise Hanako Takagi, le Colombien Daniel Arango-Prada et le Coréen Hyeon Joon-Sohn. Tous ont eu comme consigne d’écrire une pièce pour hautbois et ensemble. Le résultat sera examiné par un jury prestigieux qui compte parmi ses membres le Genevois Michael Jarrell et qui est présidé par la star finlandaise Kaija Saariaho. Grande première pour la compétition: l’accompagnement orchestral sera assuré par le Lemanic Modern Ensemble, placé sous la direction de Pierre Bleuse.

L’autre volet du rendez-vous, la percussion, verra défiler trente-quatre candidats sous les yeux du président du jury, Philippe Spiesser, et de ses six collègues. Les premiers tours de la sélection se déploieront au Centre des arts, espace qui permet de répondre au mieux aux exigences logistiques de cette discipline. La finale, elle, aura lieu au Victoria Hall, en compagnie de l’Orchestre de la Suisse romande et du chef Julien Leroy. À ne pas manquer, enfin, les deux événements qui accompagneront le concours. Le premier, un spectacle pluridisciplinaire et résolument avant-gardiste dans ses formes, aura lieu au Globe du CERN, porté par l’Ensemble Flashback, avec la performance de Philippe Spiesser. Le second est à savourer à l’Alhambra, où Eklekto explore un mélange de répertoire établi et de créations novatrices.

74e Concours de Genève, du 8 au 21 nov. Rens.: www.concoursgeneve.ch

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