Bombers, fabuleux trio synthétiseurs batterie, est fin prêt pour exploser à la scène

DisqueIssue des groupes Honey For Petzi et Larytta, la nouvelle formation sort un premier album, le tonitruant «M/W».

Bombers, trio issu pour partie des groupes Honey For Petzi et Larytta

Bombers, trio issu pour partie des groupes Honey For Petzi et Larytta Image: DR

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Christian Pahud, Michel Blanc, Mark Blakebrough. Les deux premiers chauffaient jadis fûts et guitares dans l’une des formations romandes les plus excitantes des années 2000, les Lausannois Honey For Petzi, du post rock savamment alambiqué, puis avec Larytta, bouturage pop issu de la précédente formation. Le troisième larron, Mark Blakebrough, a fait ses armes avec le groupe de rock genevois Brazen en sa qualité de batteur pur et dur. Voici à présent le nouvel épisode des aventures palpitantes des premiers, en compagnie du troisième: Bombers, formidable trio de «plastiqueurs», échafaude de tonitruantes compositions en usant avec un talent fou des synthétiseurs analogiques de tous acabits. Éprise de machines, la paire Pahud-Blanc a sorti tout l’attirail, Roland Jupiter 4, Moog, synthé modulaire Make Noise, Clavinet encore – un clavier à cordes – et piano électrique Wurlitzer. Le premier effort studio nous arrive en ce début d’année. C’est le court mais intense M/W. Ce genre de galette vrombissante qui séduit d’entrée par sa maestria comme son efficacité, avant de livrer, à la seconde écoute, des revers subtilement ouvragés.

Bombers, ce projet existe à vrai dire depuis un bout de temps déjà. Conçu pour donner libre cours au travail des synthétiseurs avec une batterie et rien d’autre, le trio devait rester l’expérience d’un soir pour une carte blanche dans le cadre du festival Impetus, en 2012. Mais la matière a pris. Un premier enregistrement a été réalisé en 2013, uniquement constitué des parties du batteur Mark Blakebrough. Et puis? Entre les mille et un engagements de chacun – le groupe Larytta toujours, un poste d’enseignant à l’ECAL pour Christian Pahud, tandis que Michel Blanc participe de près à l’organisation d’Antigel – il a fallu attendre quatre ans pour que Bombers prenne de la chair, le squelette percussif enfin carrossé par le flot de notes vibrionnantes des claviers, des guitares en plus, puis de la basse, enfin le chant.

Alternant parties instrumentales et chansons, l’album fait preuve d’un éclectisme certain, ainsi lorsque la chanson titre M/W, mélodie pop tirant vers le disco, suit droit derrière une introduction tonitruante, où les synthétiseurs en arpèges modulés à l’infini s’enfoncent dans la masse saturée des guitares, avant que les coups violents de la batterie ne bousculent l’entier de l’édifice. Les plages instrumentales, c’est ce dont on jouit le plus, tel encore ce Sarcophage aux limites du rock indus, mécanique puissante mêlant bastonnage et notes grésillantes. Vernissage le 29 mars au Romandie, à Lausanne.

«M/W» Bombers (Vitesse Records/Irascible) (TDG)

Créé: 12.01.2018, 19h18

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