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András Schiff, chef et pianiste empreint de noblesse

Le public lui a réservé une longue «standing ovation», la première de la cuvée en cours aux Combins.

András Schiff, majestueux au piano et à la direction.
András Schiff, majestueux au piano et à la direction.
Aline Paley

«J’ai imaginé un programme à la fois exigeant et divertissant», nous confiait il y a quelques jours András Schiff sur les hauteurs de Verbier. A quelques minutes de son concert dans la salle des Combins, une vidéo a rappelé au public cette même intention: sourire espiègle, ton amusé, le pianiste d’origine hongroise a fait son apparition sur les grands écrans pour inviter les spectateurs présents à cueillir la double nature des œuvres à l’affiche, sérieuses certes, mais aussi rafraîchissantes. Deux heures plus tard, on a quitté les lieux dans un état de suspension rare, subjugué par l’élégance et la fermeté avec laquelle le musicien est parvenu à garder ce double cap. De sorte qu’aujourd’hui, on peut considérer son passage dans la station valaisanne comme le fait le plus marquant de la première semaine du festival. Le public ne s’y est pas trompé, d’ailleurs, en lui réservant une longue standing ovation, la première de la cuvée en cours aux Combins.

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