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Avec Aliose à Paris, en route pour les Victoires

Le duo de Nyon se produira vendredi soir en direct sur France 2 où «Comme on respire» est nominé dans la catégorie «meilleur album révélation».

Aliose en interview chez Warner, mercredi matin.
Aliose en interview chez Warner, mercredi matin.
STEPHANIE JAYET
Alizé, chez Warner.
Alizé, chez Warner.
STEPHANIE JAYET
Alizé reçoit son bracelet pour aller répéter entre Catherine Ringer et Charlotte Gainsbourg.
Alizé reçoit son bracelet pour aller répéter entre Catherine Ringer et Charlotte Gainsbourg.
THÉRÈSE COURVOISIER
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Trois minutes et vingt-six secondes. C’est le temps qu’auront Alizé Oswald et Xavier Michel pour faire vibrer la corde sensible des milliers de téléspectateurs de France 2 et d’auditeurs de France Inter ce vendredi soir. Une performance télévisuelle qui, hasard du calendrier, les empêchera de fouler, au même moment, la scène du Hallenstadion, qui accueille les Swiss Music Awards et où ils défendent les couleurs romandes. En France, les 600 professionnels de l’industrie musicale française – qui composent le jury des Victoires de la musique – ont déjà adoubé le duo Aliose. Le couple figure parmi le trio de nominés dans la catégorie «meilleur album révélation». Déjà un exploit en soi. Et la récompense, surtout, d’un gros boulot de la part du groupe et de son entourage rapproché. L’équipe bosse depuis des semaines pour que l’intervention en prime time de ses deux protégés suisses marque les esprits. Nous les avons accompagnés durant deux jours, lors de la dernière ligne droite, que la neige surprise sur Paris a rendue quelque peu glissante.

«Les Suisses qui nous rendent visite se moquent de nous parce qu’on a un portable français, un petit appartement dans le XVIIIe et que j’ai appris à ne faire que deux bises à force de me prendre un vent avec la troisième.» Alizé Oswald (29 ans) s’amuse de sa faculté d’adaptation, de l’énergie permanente qu’elle ressent depuis cet été et les longues périodes qu’elle passe avec son double masculin à Paris pour cause de promotion. «C’est logique pour nous d’être ici, mais on se réjouit de retrouver le calme de la Suisse.»

Mercredi, Aliose a choisi de répéter dans une grande salle de sa maison de disques. «Le plateau de la Seine Musicale (ndlr: l’énorme complexe pas encore tout à fait terminé qui accueille les Victoires pour la première fois) est immense, on doit faire en sorte d’exister», explique Xavier Michel (34 ans) en avalant un café serré.

Départ ensuite pour rejoindre Boulogne-Billancourt en évitant les boules de neige des employés de Warner France. Une traversée de Paris finalement assez épique. Pas de minibus «classe» aux vitres teintées, mais une bonne heure de métro, avec un panini pas tout à fait cuit à la main. «C’est magique le star-system, non?» ironise la Nyonnaise, que l’on confond parfois avec Marion Cotillard, alors que beaucoup trouvent à son amoureux des airs d’Orelsan. «En fait, nous, on s’adapte. La peur a cédé du terrain à l’excitation. Tellement de gens rêveraient d’être à notre place!» C’est donc avec le sourire que la petite bande – le groupe est accompagné de son directeur artistique Bertrand Lamblot et de la cheffe de projet Agnès Joffe – glisse sur ses baskets (pas vraiment adaptées aux conditions) vers la salle de concert.

Entre Ringer et Gainsbourg

Un bracelet, une porte et un petit escalier séparent cette banlieue ultramoderne et grisâtre du sol noir brillant de la Seine Musicale. Cet écrin high-tech de 5000 places qui grouille de musiciens, de techniciens, d’écran et de lumières a de quoi déstabiliser. Mais, s’ils le sont, Alizé et Xavier n’en laissent rien paraître. Ils serrent la main du chef d’orchestre qui accompagnera Me passer de toi, dernier single en date de Comme on respire. C’est le titre choisi pour la grande soirée. Happés par un responsable pour assurer un «Facebook live», ils n’assisteront pas aux réglages de la flamboyante performance de Catherine Ringer. Et soudain, leurs visages, énormes, apparaissent sur les deux écrans gigantesques. Il faut chanter, se déplacer, régler, écouter, jouer, interagir, bref, assurer. Et c’est déjà fini, Charlotte Gainsbourg attend son tour en coulisses. Une dernière interview vidéo à mettre en boîte, et Aliose retrouve ses musiciens. «Débriefing bière».

Jour J – 1. La journée est tout aussi chargée. La voix un peu enrouée, le duo assure, jeudi à midi, un duplex dans le journal radio de la RTS. L’affaire réglée, ils peuvent s’accorder un repas bon mais rapide dans une brasserie. «On est quand même un peu crevés, avoue la chanteuse, le teint pourtant toujours aussi frais. Mais l’adrénaline et ce soleil nous font du bien. Et ce petit verre de rouge aussi, tiens!»

Encore deux rendez-vous professionnels et ce sera le jour J. Tout d’abord des essayages dans une boutique de luxe pour éventuellement trouver chaussures à leurs pieds – le seul détail de leurs tenues qu’il reste à régler – avant de se rendre sur le plateau de l’émission branchée du moment, Quotidien présenté par Yann Barthès. «On y est invités avec les autres nommés, explique Xavier. Je me demande s’il va nous parler de Thomas Wiesel, vu qu’il y tenait une chronique... Il faut être prêts à tout: l’année passée les artistes avaient pu faire un jam. Alors j’emmène ma guitare.»

Aliose dînera ensuite dans un bon restaurant pour fêter avec deux jours d’avance les 60 ans de la maman de Xavier, avant de se retirer dans sa bulle pour être prêts: trois minutes vingt-six, c’est si vite passé...

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