L'Alhambra nouveau vibre sous les coups des Young Gods

CritiqueVendredi, le début de la Fête de la musique coïncidait avec l'ouverture de la salle. Spectacle électrique et volume sonore étourdissant.

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Déluge de décibels, orage d'électricité, saturation maximale. Lorsque les Young Gods ont repris le titre Envoyé, en conclusion de leur prestation vendredi dans l'Alhambra à peine déballé, la chanson vieille de bientôt 30 ans n'a jamais paru aussi violente. Remise à neuf de fond en comble, le thème fameux débute sur une cavalcade impressionnante, Bernard Trontin déployant ses roulements de batterie sans interruption, coups assenés droit, sec et fort sur les fûts en fusion. Puis le chant, grave, grinçant, pourtant céleste de Franz Treichler, vient coiffer le tout de sa litanie hurlante. Si c'est un cri de guerre, alors il est rupestre, et archaïque. Et d'un coup, enfin, la roche éclate dans un tonnerre de metal, lorsque les synthétiseurs ouvrent grand les vannes pour lâcher un mur de samples stridents enclenchés par Cesare Pizzi.

Ce qui reste de l'assemblée, encore beaucoup de monde tout de même, est bouche bée. Les fans depuis longtemps acquis à la cause des «Jeunes Dieux» ont retrouvé leur trio favori dans une forme olympique. Les nombreux curieux - puisque c'est là aussi tout l'intérêt de la Fête de la musique - ont découvert, si ce n'était pas déjà fait, un groupe essentiel de la scène helvétique, dont le rock industriel à consonance technoïde reste parfaitement d'actualité.

Le son n'est pas encore au point

Il faisait chaud ce soir-là dans le ventre de l'Alhambra, une moiteur pénétrante collant au plancher les dernières velléités de s'enfuir écouter, ailleurs, du jazz sous la tonnelle. La ventilation devra être réglée, nous dit-on. Quant au son, lui non plus n'était pas encore au point. Trop de basses, trop de «sub» pour les Young Gods, qui constituaient toutefois la proposition la plus radicale de la soirée. A des lieues d'Orioxy, quatuor de jazz avec harpe que le public a découvert en première partie: là aussi, pourtant, les graves englobaient par trop le reste des instruments, donnant la sale impression de sortir d'une otite carabinée. L'effet général manque de précision? Les réglages, qu'on vous dit! Mais quoi qu'il en soit, force est de constater que le rock, même extrême, a sa place dans cette salle de spectacles. (TDG)

Créé: 20.06.2015, 15h50

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