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Peirani, accordéon baladeur

Nouvelle figure du «piano à bretelles», le virtuose français se produit au Victoria Hall mardi. Petit bout d'interview.

L'accordéoniste Vincent Peirani à la manœuvre avec un fidèle de sa clique, le saxophoniste Émile Parisien.
L'accordéoniste Vincent Peirani à la manœuvre avec un fidèle de sa clique, le saxophoniste Émile Parisien.
DR

Il fut un temps, une éternité même, qui trouvait dans l’allure gourmande de Richard Galliano le seul représentant majeur de l’accordéon contemporain. Si Galliano, 67 ans, reste cette grande vedette tous terrains, il doit désormais partager le haut de l’affiche avec un nouveau venu. Vincent Peirani, de trente ans son cadet, bouleverse à son tour les codes qu’on croyait immuables, voire passéistes, du «piano à bretelles». Sa venue, mardi au Victoria Hall, en compagnie de sa «famille», Michael Wollny au piano, Émile Parisien aux saxophones, Michel Benita à la contrebasse, et le clarinettiste Michel Portal en invité de marque, constitue un événement en ce qu’il représente un répertoire en train de se faire.

«Je ne viens pas des musiques populaires, raconte Vincent Peirani. Ma formation est classique: j’avais 12 ans, je pratiquais également la clarinette. «Tu aimes vraiment l’accordéon», m’a demandé mon père. Il m’a amené chez un professeur; je me suis retrouvé seul devant lui; il m’a joué Bach, Mendelssohn. Et j’ai commencé à travailler l’accordéon». Notre homme est un fonceur, capable de travailler dans une vaste palette stylistique – pour Stromae sur la chanson Ave Cesaria, avec la chanteuse de jazz Youn Sun Nah, pour le ténor Roberto Alagna encore… Vincent Peirani, dit-il, est «un boulimique, qui passe ses nuits sur Internet à chercher de nouvelles choses à écouter».

L’accordéon, s’il porte la mémoire du musette, a cet avantage, lorsqu’il est sorti de son giron populaire, de s’envisager en électron libre. Confronté au classique, au jazz, à la pop, l’instrument ne connaît pas, ou si peu, de codes établis. «Je fonctionne par procédé d’imitation. J’écoute les autres musiciens, je tâche de chopper leurs trucs», explique Vincent Periani. Qui conclut, provisoirement: «Face à tous les courants musicaux qui soient, les accordéonistes restent encore des nouveau-nés.»

Vincent Peirani Quintet avec Michel Portalma 20 mars, 20 h 30, Victoria Hall. Infos: prestigeartists.ch

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