Une Divine Comedy avec beaucoup d'humour et un paquet de fausses notes

La Bâtie FestivalSamedi, le chanteur irlandais Neil Hannon mettait un terme au festival dans le cadre chatoyant, un brin décadent de l'Alhambra

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On l'aime comme cela, Neil Hannon. Cabotin, charmeur, élégant dans son costume de dandy confis d'autodérision, voix de crooner magnifique accompagné d'un piano brinquebalant, avec son lot de fausses notes tombant comme une touffe de cheveux sur la vaisselle d'un grand festin. Décadent, le festin, sinon quoi?! Divine Comedy porte bien son nom, qui charrie nombres d'autres promesses encore: des textes d'une rare subtilité bien sûr, ainsi que des mélodies splendides, suivies par autant d'arrangements chargés de dorures en carton issues du cabaret 1900, de moulures néo-romantique fin de siècle... Que de belles choses pour un seul homme, parfaitement capable de tenir son auditoire une heure et demie durant.

Un bon concert, ce dernier rendez-vous de la 39e Bâtie? De chaleureuses retrouvailles, pour le moins. Samedi à l'Alhambra - parterre plein, balcons de même -, l'auteur-compositeur-interprète irlandais, 25 ans d'une carrière marquée par des apparitions régulières au bout du lac (en 2010 à l'Alhambra déjà), l'a jouée avec tout le charme dont il est capable, certes, mais par dessus la jambe tout de même, Neil Hannon alignant bourde après bourde sur ce piano dont il joue à la hussarde... «C'est mon style, ça demande beaucoup de pratique»..., s'amuse le coquin. Tant d'autodérision, de flegme et d'esprit! Comment lui en vouloir alors?

Timbre clair, chant moelleux. On frissonne en admirant cette Lady of a certain Age (2006), nostalgie discrète non dénuée d'un certain cynisme, d'ironie tout du moins. On écoute du plus vieux encore, des réminiscences de l'album Promenade (1994), le fameux Generation Sex encore (1998)... «This in an old one, encore une vieille chanson. Oh, en fait, elles sont toutes vieilles!» Et le public de le défier: «Joue nous une nouvelle!». Et Neil Hannon de répondre, toujours aussi habile dans sa tenue d'«idiot» en costard: «Vous plaisantez!». Pur nonsense, comme on dit outre Manche.

Créé: 13.09.2015, 18h44

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