Quatre groupes de rock jouent en simultané sur la place des Volontaires

ChroniqueConcert en quadriphonie, la «Colonie de vacances» a réuni lundi onze musiciens, toutes guitares dehors. Résultat dantesque.

Lundi, sur la place des Volontaires, les groupes Papier Tigre, Electric Electric, Pneu et Marvin jouent en simultané. Un projet monstrueux baptisé «Colonie de Vacances».

Lundi, sur la place des Volontaires, les groupes Papier Tigre, Electric Electric, Pneu et Marvin jouent en simultané. Un projet monstrueux baptisé «Colonie de Vacances». Image: Paolo Battiston

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Ce lundi, la furia du rock est sortie de la nuit pour envahir en plein jour la place des Volontaires. Soleil de plomb, sueur urbaine. Il est 19h. Entre les arbres devant l'Usine, quatre scènes délimitent un carré. Au milieu, le public. Les oreilles ébahies, la bouche ouverte. Extase complète face aux décibels déployés par les quatre groupes installés chacun sur son plateau.

Un premier riff de guitare à droite. Une cadence lourde se met en place. Les amplis crachent un son distordu, minimalisme rock affûté pour l'hypnose. L'audience retient son souffle. Suspense. Une fraction de seconde, le temps suspend son cours. Puis le déluge. Bataille de métal, bris de cordes, explosion électrique: il n'y a plus un seul groupe à jouer, mais quatre. Quatre guitares saturées à l'unisson, quatre batteries dévalant les fûts au coude à coude. Vitesse extrême. Son en quadriphonie. Effet mastodonte.

Ils ont pour noms Papier Tigre, Electric Electric, Pneu et Marvin. Quatre formations à l'esprit aventureux, acteurs infatigables – et intarissables – de la scène indépendante française. Marvin vient de Montpellier, Pneu de Tours, Papier Tigre de Nantes, Electric Electric de Strasbourg. Tous ensembles, ils font cette «Colonie de vacances» dont nos esgourdes se sont délectées lundi. Manière détendue, ludique, de porter leurs compositions respectives vers un horizon sonore sans précédent.

L'expérience quadriphonique ne date pas d'hier? Appliquée au rock tranchant de ces quatre piliers du bruitisme contemporain, le résultat détonne autant qu'il convainc. Et appelle aux retrouvailles. C'était il y a quelques années déjà, à l'intérieur de l'Usine, performance impressionnante quoique encore en rodage. Lundi dans la canicule genevoise, le projet avait pris une dimension proprement ahurissante, les quatre groupes se complétant à merveille dans une cavalcade d'échos monstrueux. Difficile, après cela, d'écouter pareille musique sans devoir mettre sa tête dans la grosse caisse. (TDG)

Créé: 07.07.2015, 12h03

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