Les Athénéennes explorent les hommages musicaux

FestivalLe rendez-vous genevois dévoile une thématique forte où les coups d’éclat – Gérard Depardieu – côtoient les projets iconoclastes

Le pianiste Sergei Babayan est à l'affiche, aux côtés de l'Orchestre de chambre de Genève.

Le pianiste Sergei Babayan est à l'affiche, aux côtés de l'Orchestre de chambre de Genève. Image: DR

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La place de l’hommage dans l’histoire de la musique? On ne peut que souligner sa persistance et rappeler la solidité de ce qui tient presque de la figure de style aux traits distinctifs hétérogènes. De la composition célébrant la mémoire ou le génie d’une figure marquante à la simple reprise ou réorchestration; de la variation à la citation, en passant par l’anodine dédicace – pour ne citer que les exemples les plus saillants – tout amateur de musique a croisé un jour une pièce faisant la révérence en honorant tel artiste ou telle œuvre. Les Athénéennes – festival qui rebondit agilement dans les contrées du classique, du jazz et de la création contemporaine – ont placé cette thématique au cœur de leur huitième édition.

Dès le 1er juin, donc, une exploration saisissante s’offre aux passionnés le long de la rue de la Rôtisserie de Genève, dans les épicentres de l’événement: l’Alhambra, le temple de la Madeleine et L’Abri. Dévoilée ce mercredi par les trois directeurs, programmateurs et pianistes néanmoins – Audrey Vigoureux, Marc Perrenoud et Valentin Peiry – l’affiche s’articule autour de rendez-vous éclatants mais aussi de propositions intrigantes et iconoclastes. On placera dans le premier panier la venue de Gérard Depardieu, qui rendra hommage à Barbara en s’appropriant une partie de son répertoire. On ajoutera à cela, et sur le front du jazz, le passage d’un des pianistes les plus en vue du moment, l’Arménien Tigran Hamasyan, tandis que dans le registre classique, on pourra compter sur le retour d’un autre pianiste, Sergei Babayan. L’Américain évoluera aux côtés de l’Orchestre de chambre de Genève et du chef Wilson Hermanto.

Entre les ciné-concerts – dont celui concocté par onze musiciens membres de l’AMR – et les master classes, entre une soirée de cabaret sans âge qu’animera la troupe de Madame Loulou et la création d’une pièce de Valentin Peiry, Les Athénéennes réaffirment donc une ambition tonique. Celle de décloisonner les genres et les registres expressifs à travers des événements stimulants.

Les Athénéennes Du 1er au 9 juin à Genève. Rens. www.lesatheneennes.ch

Créé: 12.04.2018, 18h45

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