Chantons sous le sapin!

NoëlLa musique et Noël: une folle histoire d’amour et de business. Un livre explore ce répertoire de fête.

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Ben revoilà Noël. Et à Noël, en avant la zizique! Oui, madame. Mais pas n’importe laquelle. Pas de rythmes endiablés, de riffs saignants ni de refrains tonitruants. La chenille redémarrera et les canards danseront à la Saint-Sylvestre. Devant la crèche, c’est de la roucoulade qu’il nous faut, profane ou chrétienne, mais toujours bien suave, voire dégoulinante, avec chœurs, cloches, violons et bons sentiments. La famille communie dans la douceur et la spiritualité, avec Tino Rossi ou Pavarotti qui miaulent dans les enceintes. À moins d’opter pour le chant grégorien ou le gospel, qui marchent très fort sous le sapin aussi.

Notez que la consubstantialité de la Nativité et de la musique ne date pas d’hier. Ce sont des anges, dit-on, qui auraient poussé la première goualante au-dessus de la fameuse étable de Bethléem où venait de naître qui vous savez. Depuis, le disque de Noël est devenu un passage quasi obligé pour toute célébrité chantante. D’Elvis Presley à Roch Voisine, via Mariah Carey, Céline Dion, James Brown, Wham! ou Demis Roussos. Chaque année à la fin de décembre, l’industrie discographique, pleine d’ardeur chrétienne, emplit ainsi les bacs d’albums aux pochettes pleines de flocons, d’angelots, de houppelandes rouges et de barbes blanches. De la musique sacrée parfois, de la sacrée musique plus rarement.

Le récent livre «Jingle Bells» de Steven Jezo-Vannier nous raconte l’histoire de ce genre musical singulier, radicalement saisonnier, et donc périssable à la vitesse d’un foie gras. De ses origines religieuses à ses déclinaisons les plus glorieuses («White Christmas» de Bing Crosby, la chanson la plus vendue de l’histoire), coquines (Eartha Kitt qui, dans «Santa Baby», envisage d’accueillir le Père Noël en tenue légère), loufoques, grotesques ou inattendues. Oui, AC/DC, les Sex Pistols, Run DMC, Snoop Dog ou les Ramones ont sacrifié à la tradition. L’auteur nous révèle également les secrets de fabrication d’un chant de Noël qui fait mouche. Comme l’emploi de l’accord magique, le ré 7e mineur diminué, qui confère, semble-t-il, illico un parfum de cotillon, de conifère et de cannelle à une mélodie lambda.

Jingle Bells/L’improbable histoire des chansons de Noël. Steven Jezo-Vannier. Éd. Le mot et le reste. 256 pages. (TDG)

Créé: 23.12.2018, 14h05

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