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«Les 3 ténors» enchaînent les quiproquos à une cadence folle

Au Pulloff, Jean-Gabriel Chobaz signe une mise en scène allegro de ce vaudeville enlevé. Critique.

La pièce est servie par une belle distribution (ici: Jean-Aloïs Belbachir, Frank Semelet, Frank Arnaudon et Stéphane Rentznik).
La pièce est servie par une belle distribution (ici: Jean-Aloïs Belbachir, Frank Semelet, Frank Arnaudon et Stéphane Rentznik).
EDOUARD CURCHOD

Quand trois ténors de renommée mondiale sont attendus sur scène pour donner «le concert du siècle», le Tout-Paris des années 30 se presse au portillon. Évidemment, rien ne se passera comme prévu. Quiproquos en série, claquements de portes et suspicion de cocufiage, tous les ingrédients du vaudeville saupoudrent la partition des «3 ténors» de Kenneth Ludwig, à savourer au Pulloff, à Lausanne, puis en tournée.

De sa baguette du chef d’orchestre, Jean-Gabriel Chobaz dirige avec maestria cette fantaisie théâtro-lyrique où les péripéties s’enchaînent à une cadence folle. Dans une suite du Ritz, Jean-Louis Camus, imprésario zozotant (Stéphane Rentznik) trépigne. Va-t-il réussir à réunir ces vedettes certes virtuoses, mais dont l’ego prononcé pourrait bien mener au désastre? Très vite, le mélodrame s’emballe à un rythme agitatissimo: le maestro Tito Merelli (Frank Semelet) croit surprendre son rival, Carlo Nucci (Jean-Aloïs Belbachir), conter fleurette à son épouse, Maria (Florence Quartenoud), alors que celui-ci est en fait épris de sa fille Mimi (Mélanie Bauer).

LES 3 TÉNORS from Pulloff Théâtres on Vimeo.

Humilié, Tito refuse de partager la scène avec l’amant de sa femme. Et voilà que débarque Beppo (toujours Frank Semelet), chasseur de l’hôtel qui chante comme un dieu et... sosie de Tito. Le remplaçant parfait. De quoi initier de nouveaux quiproquos, amplifiés par l’arrivée inopinée de la diva Tatiana Dragomirov (Paola Landolt), ancien amour du maestro. Quant à Maximilien Cuénod (Frank Arnaudon), le troisième ténor, il assiste pantois à cet embrouillamini, espérant réussir à donner son tour de chant avant que sa femme n’accouche. Rassurez-vous, tout finit bien dans le grand «finale».

Les comédiens s’en donnent à cœur joie (mention spéciale à Frank Semelet, hilarant avec son accent italien) sans tomber dans la caricature. Point d’orgue de cette belle distribution, les interprètes livrent une belle prestation lyrique au moment d’entonner un air de «La Traviata». En mode allegro.

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