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Le Montreux Comedy Festival affiche la trentaine réussie et «heureuse»

L’événement a mobilisé son public dans une édition anniversaire qui s’est achevée samedi sur un «drôle» de braquage.

Alex Vizorek (au centre) avec la bande du gala «So chic» jeudi soir.
Alex Vizorek (au centre) avec la bande du gala «So chic» jeudi soir.
LAURA GILLI/MONTREUX COMEDY

En trente ans, le Montreux Comedy n’a pas perdu le fil, il aime plutôt ça! Des fils rouges plus ou moins lisses, plus ou moins drôles, des fils qui dérapent parfois ou qui virent cassants. La bobine est riche, elle permet de nouer la fibre pluriculturelle de l’humour, d’aligner sur scène des styles et des sketches sans lien aucun. Quand ça fonctionne – on applaudit le travail d’écriture des meneurs de galas ou alors leur charisme – c’est tout bonheur.

Jeudi soir, dans la dernière ligne droite du 30e Montreux Comedy, Alex Vizorek a tenu l’équilibre sur le fil de l’élégance «So chic» sans s’essouffler ni fayoter. Le Belge bien installé en France s’est même payé la tête d’un GAFA, diffuseur du gala (disponible dès le 25 décembre sur Amazon Prime Video). Comme quoi… point besoin de crier fort ni de faire descendre le centre de gravité sous la ceinture pour conquérir une salle presque pleine. Autour de l’incontournable billettiste, les Elodie Poux, Amelle Chahbi, Constance, Charles Nouveau, Monsieur Fraize et Thomas VDB avaient tous fait le choix des mots. Inspirés. Et l’explosif François Rollin plus encore! Un revenant (il avait décidé d’arrêter la scène en 2017, faute de pouvoir en vivre) revenu à Montreux en vrai patron d’un humour sans complaisance aucune!

Changement de décor, samedi à l’heure de la clôture, avec le «Gala de Papel», braquage fomenté par Alban Ivanov et Djimo plus percutants en solo que dans le duo de présentateurs-cambrioleurs en salopette rouge. Lent à l’allumage, les transitions plutôt faiblardes, le gala n’a pas fait d’ombre à la série culte censée l’inspirer. Fort heureusement, la dynamite était ailleurs, livrée en barres par une cascade de singularités, souvent sociétaires du Jamel Comedy Club.

À commencer par Redouane Bougheraba, un Marseillais établi à Londres, producteur, stand-uper et surtout jouissif en conteur d’histoires bien senties. Ou AZ, décapant dans sa savoureuse relation d’une commande au McDrive. Ou encore Ahmed Sparrow avec son sens de l’observation d’un tireur d’élite. La fête des vannes s’est poursuivie avec Nick Mukoko, cultivant ses faux airs de Will Smith comme son capital sympathie dans une folle énergie. Elle a duré avec Camille Lellouche en cheffe de bande dominatrice et surperformée avec Bambi décortiquant l’inanité comme la débilité de certains groupes WhatsApp. Le public a suivi!

Des onze représentations francophones (le gala du vendredi était en anglais), neuf ont, selon les organisateurs, «affiché un taux de remplissage proche des 100%». À l’heure du bilan, le Montreux Comedy est plus disert et précis sur ses résultats en ligne. «Les réseaux sociaux du festival enregistrent une audience record de 1,4 million de followers contre 956'000 l’année dernière.»

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