Passer au contenu principal

Migration: une heure de cours poétique

Suite à leur recherche menée sur place, Dorothée Thébert et Filippo Filliger ramènent un «Lampedusa, un rocher de survie» qui comble nos lacunes tout en fossoyant notre idéal d'une Europe unie.

Filippo Filliger et Dorothée Thébert reviennent de Lampedusa.
Filippo Filliger et Dorothée Thébert reviennent de Lampedusa.
ELISA MURCIA ARTENGO

Que connaît-on de Lampedusa au-delà de son exploitation médiatique? Que sait-on de sa géographie, de son histoire, de son économie? De sa faune? De sa population, au-delà des réfugiés africains qui y échouent dans le flou législatif? Et des traditions de cette île la plus au sud de l’Italie, à mi-chemin de la Tunisie et de la Sicile, en a-t-on la moindre idée?

Les Genevois Dorothée Thébert et Filippo Filliger – d’une compagnie sous chiffre déjà responsable de «L’Absence de gouvernail» et autres «Viennoiseries» – se sont rendus sur place, toutes antennes dehors, pour s’imprégner des réalités ignorées de la Porte de l’Europe. Ils y ont constitué un solide bagage documentaire.

De retour sur l’îlot protégé de la Suisse, ils restituent ce qu’ils y ont appris. Tout en accomplissant une installation ritualisée d’objets ramenés de leurs séjours, ils déballent, lisent, en toute humilité, en toute conscience, en toute poésie. D’informatif, leur «Lampedusa, un rocher de survie» se fait poignant ou militant. Jamais simpliste. Au plus, on y relève les défauts de ses qualités: sa cohérence se nourrit d’un certain formalisme; l’instruction qu’il dispense ne peut se passer d’un brin de didactisme.

«Lampedusa, un rocher de survie» Th. du Galpon, jusqu’au 24 mars, 022 321 21 76, www.galpon.ch

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.