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Le MCBA montre enfin ce qu’il a dans le coffre

L’exposition inaugurale plonge dans les réserves du musée vaudois pour tracer un parcours inédit du don.

À l'étroit dès son ouverture à Rumine en 1906 pour monter expos temporaires et permanentes, le musée attend 95 ans une éclaircie. En 2001, après l'examen de 16 sites, son déménagement vers Bellerive se profile. Il faut 68 millions, la fronde gronde. Le projet est refusé en votation le 30 novembre 2008.
À l'étroit dès son ouverture à Rumine en 1906 pour monter expos temporaires et permanentes, le musée attend 95 ans une éclaircie. En 2001, après l'examen de 16 sites, son déménagement vers Bellerive se profile. Il faut 68 millions, la fronde gronde. Le projet est refusé en votation le 30 novembre 2008.
DR
Dans la foulée de cet échec, onze sites sont retenus pour être étudiés, dont la Riponne, mais c'est l'ancienne halle aux locomotives (25'000 m2) qui est choisie. Le concours d'idées est lancé l'année suivante.
Dans la foulée de cet échec, onze sites sont retenus pour être étudiés, dont la Riponne, mais c'est l'ancienne halle aux locomotives (25'000 m2) qui est choisie. Le concours d'idées est lancé l'année suivante.
ARC/Jean-Bernard Sieber
Inauguration prévue du Mudac et de l'Élysée dans le bâtiment signé par le bureau portugais Aires Mateus, désigné en 2015 parmi les 21 candidatures retenues. Le projet coûte 105 millions. 10 millions doivent encore être trouvés.
Inauguration prévue du Mudac et de l'Élysée dans le bâtiment signé par le bureau portugais Aires Mateus, désigné en 2015 parmi les 21 candidatures retenues. Le projet coûte 105 millions. 10 millions doivent encore être trouvés.
Aires Mateus e Associados
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Un Soulages historique de 1956. L’impressionnant «Luce e ombra», sculpture de Giuseppe Penone, qui accueille désormais les visiteurs du nouveau musée. Mais encore «Die Rheintöchter, 1982-2013» choisi avec Anselm Kiefer dans son atelier des environs de Paris. Lorsqu’en 2017 la mécène lausannoise Alice Pauli offrait ces trois œuvres au Musée cantonal des beaux-arts (MCBA), le conseiller d’État Pascal Broulis sortait la calculette: «Cela représente quinze ans du budget d’acquisition!» Une enveloppe qui, même avec des ambitions revues à la hausse dans la perspective du nouveau musée, venait de passer des 270'000 francs annuels à 400'000 francs (sur un budget total oscillant désormais entre 8 et 9 millions).

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